Lundi 2 mars 2026

Mercredi 4 mars 2026

Jusqu'à la garde


Film long-métrage de Xavier Legrand (France, 2016)

Mercredi 4 mars 2026 à 21h sur Durée : 90 minutes

Bien que dénoncé comme violent par sa famille, un père obtient après le divorce la garde partagée pour son fils... Avec Léa Drucker et Denis Ménochet, un saisissant thriller social et une charge contre les violences patriarcales. 

Un couple se déchire. Après leur divorce, Miriam et Antoine se retrouvent devant la juge aux affaires familiales pour se répartir la garde de leurs enfants. Joséphine, presque majeure, a décidé de ne plus voir son père, qu’elle accuse de violence physique ; Julien, 11 ans, a écrit une lettre dans le même sens. Sensible aux dénégations d’Antoine, la juge autorise la garde partagée pour Julien, qui se retrouve dans une position intenable. Son père va profiter de ce contact maintenu pour surveiller la nouvelle vie de Miriam...

Spirale infernale

C'est un film d’orage, qui annonce la foudre comme inéluctable, mais dont personne ne tient compte des coups de semonce. Malgré les alertes de Miriam et de ses enfants, l’aveuglement du pouvoir judiciaire devient complice des violences conjugales en cours et déclenche une spirale infernale. La non prise en compte de la parole de la mère renforce le pouvoir obscur, presque primitif, de l’homme : face à une Léa Drucker saisissante, livide et menue, tétanisée par l’effroi, Denis Ménochet apparaît d’autant plus massif, écrasant, tremblant de violence contenue prête à exploser. Prenant la suite de son court métrage remarqué Avant que de tout perdre, Xavier Legrand orchestre un compte à rebours glaçant qui ne délivrera sa vérité qu’avec une scène finale paroxystique. Jusque-là, sa réalisation d’une sobriété exemplaire, proche d’un naturalisme à la Pialat, aura donné à ressentir physiquement le chantage émotionnel et la torture morale subis par Miriam et Julien, en danger d’être psychologiquement détruit par son père (étonnante composition de Thomas Gioria). Bardé de récompenses, un thriller social qui frappe au plexus. (Arte)

  Fiche pédagogique e-media

 

 

Samedi 7 mars 2026 

OKI

D'où vient ce que l'on mange ?

 

Samedi 7 mars 2026 à 9h35 sur   Durée : 10 minutes  - SHS 21 

 

Dans cet épisode d’OKI, suivez le voyage des aliments de la ferme à votre assiette. Culture, récolte, transport et saisons : on vous explique les grandes étapes et les bons réflexes pour mieux choisir ce que l’on mange. (RTS)

  Les émissions et le matériel pédagogique de OKI

 

 

Woman at War

 

Film long métrage de Benedikt Erlingsson (Islande, 2018)

Samedi 7 mars 2026 à 01h05 sur   Durée : 96 minutes

Contre une usine d’aluminium qui pollue et enlaidit son Islande adorée, elle part en guerre, un arc à la main… Et, après avoir dézingué des lignes à haute tension, elle change de tenue et réapparaît en professeur de chant ! Le point d’exclamation s’impose pour décrire Woman at War, incroyable film qui tient de la comédie et de la fable philosophique, d’emblée séduisant mais volontiers déroutant. En plus d’avoir deux vies, l’une très aventureuse et l’autre très sage, la guerrière Halla a en effet une sœur jumelle, Asa, avec qui on la confond forcément car elle est interprétée par la même actrice, la stupéfiante Halldóra Geirharðsdóttir.

Le réalisateur fait tout pour étonner, multipliant les idées excentriques (comme cet orchestre qu’on voit jouer la musique du film au beau milieu du plan) dans un divertissement généreux, rassembleur. Un mélange à l’image de Halla, activiste radicale côté pile et amusante Fantômette côté face. Si elle semble parfois un peu irréelle, comme une version décalée du superhéros chargé de sauver la planète, elle apparaît très physique dans une scène impressionnante qui la montre creusant la terre et plongeant dans l’eau glacée, pour échapper à la police. Et si le discours sur l’écologie semble un temps noyé dans la fantaisie omniprésente, il revient en force dans la scène finale, sur fond de changement climatique. Cette manière à la fois très réfléchie et très joueuse de faire du cinéma a un charme fou. (Télérama)

 

 

Dimanche 8 mars 2026

Le Pays taliban

 

Film documentaire de Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti (France, 2025)

Dimanche 8 mars 2026 à 21h07 sur   Durée : 73 minutes – SHS 32 

Près de cinq ans après leur retour au pouvoir, les talibans ont ouvert une nouvelle ère en Afghanistan en imposant un régime fondamentaliste inflexible. Sous leur domination, l'ancienne République a disparu, remplacée par un pouvoir ultra-rigide, fermé au reste du monde et à la presse étrangère. Quelle est la réalité aujourd'hui en Afghanistan ? Les talibans ont mis en place un système à la fois radical et paradoxal, qui bouleverse le quotidien des citoyens, particulièrement celui des femmes. Ce film dresse un état des lieux à hauteur d'hommes et de femmes confrontés à ces bouleversements. (RTS)

 

 

Lundi 9 mars 2026

Iran, Israël et la Bombe

 

Film documentaire de Miyuki Droz Aramaki et Sylvain Lepetit (France, 2025)

Lundi 9 mars 2026 à 20h40 sur  Durée : 54 minutes  SHS 32 

Cambriolages, piratages, assassinats ciblés : depuis les années 2000, Israël mène des opérations spectaculaires contre le programme nucléaire iranien. Face à eux, Téhéran soutient des milices armées contre l’État hébreu. Cette guerre de l’ombre bascule en juin 2025 en conflit ouvert, jusqu’aux frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens. (RTS)

 

 

Le Journal d'une femme de chambre

 

Film long métrage de Luis Buñuel (France, 1964)

Lundi 9 mars 2026 à 20h55 sur   Durée : 100 minutes 

 

Le film suit le regard ironique et acéré de Célestine, souris malicieuse qui vit dans les couloirs et respire des bouffées d'air vicié à chaque porte qui s'ouvre. La maison où la jeune femme officie ressemble à une prison cossue, où Buñuel se réjouit d'avoir coffré tous les représentants d'une société qu'il exècre : les bourgeois, incapables de connaître le plaisir, les gens d'Eglise, mielleux et frustrés (impayable apparition de Jean-Claude Carrière !), et le petit peuple d'extrême droite, visqueux et cruel.

En repoussant de vingt ans l'action du roman d'Octave Mirbeau, le cinéaste s'offre une belle vengeance sur ceux qui bâillonnèrent ses débuts, dans les années 1930. Le « Vive Chiappe ! » que scandent des manifestants « anti-métèques » à la fin du film est une allusion ironique au préfet du même nom, qui fit interdire en France L'Age d'or, chef-d'œuvre subversif de Buñuel. Cette fois, laissant ses ardeurs surréalistes de côté, celui-ci épure son style, pour se mettre au ras du quotidien. Même la célèbre scène fétichiste des bottines est un modèle de dépouillement. Le détachement cynique de Jeanne Moreau fait merveille. Le « Merde ! » qu'elle profère sans crier gare est un véritable régal. (Télérama)

 

 

Mardi 10 mars 2026

A Bon entendeur

Quand la musique casse nos oreilles

Mardi 10 mars 2026 à 20h05 sur   Durée : 38 minutes – FG 22-32 

Avez-vous remarqué que la qualité de la musique que nous écoutons sur les plateformes de streaming, à la radio, à la télévision, ou même sur un vinyl actuel peut être décevante ? Depuis des années, les spécialistes compressent le son, pour le rendre plus présent et audible, même dans un environnement bruyant. C'est ce que l'on appelle de la compression dynamique. Conséquence : cela provoque une certaine uniformisation de la musique. Et quand cela va trop loin, ce son peut même avoir des conséquences à long terme sur notre audition et provoquer des pertes auditives. Pourquoi en est-on arrivé là ? Et quelles conséquences sur notre santé ? Une enquête à découvrir dans A bon entendeur. (RTS)

 

 

Samuel Paty, le temps de la justice

 

Film documentaire de Christine Tournadre et Mathieu Delahousse (France, 2026)

Mardi 10 mars 2026 à 21h05 sur   Durée : 90 minutes

A l'automne 2024, au palais de justice de Paris, s'est tenu le procès de première instance de l'assassinat du professeur Samuel Paty. Huit personnes étaient jugées. Parmi elles, deux hommes étaient poursuivis pour avoir lancé une campagne de haine en ligne contre l'enseignant. En se concentrant sur ces deux accusés, ce film interroge la responsabilité pénale des auteurs de propos diffusés sur Internet lorsqu'ils contribuent à un engrenage menant à un attentat terroriste. Il éclaire aussi un temps judiciaire crucial sur le terrible engrenage qui a conduit à cet assassinat. (RTS)

 

 

La Fièvre de Petrov

 

Film long métrage de Kirill Serebrennikov (Russie, 2021)

Mardi 10 mars 2026 à 22h50 sur Durée : 139 minutes

Difficile de faire plus russe que cette pérégrination tumultueuse, glauque, joyeuse, absurde, dans le froid et la boue. Une très large partie du film semble vue à travers le prisme de cette foutue grippe, contagieuse, qui touche aussi la femme de Petrov et leur fils. C’est autour de ce noyau familial que l’action se déroule. Va-et-vient constant, circulation, trafics divers… Point de confinement devant la propagation du virus, mais une forme certaine d’aliénation généralisée. On se croise, on échange, mais personne ne s’écoute vraiment. Le soliloque est roi dans La Fièvre de Petrov, odyssée fantasque et foisonnante, qui plonge dans le passé, traverse plusieurs périodes. Celle de l’enfance de Petrov, au début des années 1970, qui semble bénie, sur fond de jeux et de gloire soviétique. L’autre, en noir et blanc, plus lointaine, sorte de rêve éveillé, avec son personnage de chanteuse qui voit des hommes nus partout.

Du suicidé au ressuscité, du lecteur psychopathe à la « Fille de neige » (figure mythique du folklore russe), cela fait du monde, beaucoup de folie et de désespérance. Avec, néanmoins, ce qu’il faut d’optimisme vital pour ne pas se tirer une balle dans la tête. Cet optimisme, c’est le mouvement. Obstiné. Toujours avancer, ne jamais se poser, surtout si l’on boit. Allez, santé ! (Télérama)

 

 

Jeudi 12 mars 2026

Temps présent

L'IA, mon confident mortel

 

Jeudi 12 mars 2026 à 20h10 sur Durée : 48 minutes – EN 31-33 

ChatGPT peut-il vous tuer ? Les agents conversationnels basés sur l’intelligence artificielle s’immiscent progressivement dans notre quotidien. Bluffants dans l’échange et si pratiques à utiliser, sont-ils aussi inoffensifs qu’ils paraissent ? Aux Etats-Unis, plus de 150 suicides et psychoses directement liés à leur utilisation ont été répertoriés. Des procédures judiciaires ont été lancées contre leurs concepteurs, les géants de la Sillicon Valley, pour encouragement au suicide et tromperie. En Suisse, les cas de psychoses sont aussi observés, alors que leur utilisation ne cesse de se développer, hors de toute réglementation. Déjà un milliard d’êtres humains les utilise. L’IA, un ami qui nous veut vraiment du bien?Un reportage de Jacqueline Dubuis et Corinne Portier. (RTS)