Samedi 12 septembre 2026
C'est toujours pas sorcier
La guerre des poux
Samedi 12 septembre 2026 à 20h25 sur
Durée : 25 minutes MSN 27-37

Mathieu, Max et Cécile ont des poux ! Mais comment attrape-t-on des poux et comment s'en débarrasser ? (TV5 Monde)
Dimanche 13 septembre 2026
Mao, le dernier empereur
Film documentaire de Serge de Sampigny (France, 2026)
Dimanche 13 septembre 2026 à 21h05 sur
Durée : 2 x 55 minutes SHS 32

Fils d’un paysan aisé, né à Shaoshan (province du Hunan), fondateur de la République populaire de Chine devenu empereur marxiste, Mao Zedong a une trajectoire sans équivalent dans la galaxie des dictateurs du xxe siècle. Les archives témoignent des actes de barbarie de Mao, responsable de la mort d’environ 60 millions de personnes, depuis la Longue Marche en 1934-1935 jusqu’à son décès. Le premier épisode (La longue marche vers le pouvoir, 1893-1949) raconte son ascension, accomplie grâce au soutien de Staline, tandis qu’il impose son autorité et le culte de sa personnalité, galvanisant tous ceux à qui il a « offert » des terres. Le deuxième (Au nom de la révolution, 1949-1976) est consacré à l’exercice de son plein pouvoir durant vingt-sept ans : campagnes idéologiques (ciblant des « coupables » et exacerbant la violence), réforme agraire, réforme de la pensée, Grand Bond en avant, Révolution culturelle…
Serge de Sampigny a consacré des documentaires à Staline, Mussolini et Franco. Dans le cas de Mao, les superlatifs — dans l’horreur et la barbarie — et les chiffres atteignent des sommets, notamment lors des famines. En plus des archives, passionnantes et souvent inédites, des témoignages éclairent les coulisses de son règne, tel celui de l’historienne japonaise Homare Endo, qui tremble encore quand elle évoque ses proches mangeant feuilles et écorces, puis des chiens. Et, enfin, ces « marchés de chair humaine ». Le film revient sur l’intimité du despote, avec ses dizaines de concubines. D’anciens maoïstes admettent leur ignorance concernant le système concentrationnaire chinois. In fine, il s’agit de l’autopsie documentée d’un dictateur dont la mémoire continue d’être saluée depuis 1976 par les dirigeants du Parti communiste. (RTS)
Lundi 14 septembre 2026
Etre paysan.ne
Film documentaire de Frédéric Gonseth et Catherine Azad (Suisse, 2025)
Lundi 14 septembre 2026 à 20h45 sur
Durée : 71 minutes SHS 31

En Suisse rurale, des jeunes agriculteurs se révoltent face à une crise sans précédent. Ce film suit cinq familles vaudoises, dévoilant les souffrances et les contradictions d'un monde paysan en lutte pour sa survie. Un regard essentiel sur l'avenir de l'agriculture. (RTS)
Mardi 15 septembre 2026
Légitime défense
L'affaire de la route toxique
Lundi 14 septembre 2026 à 21h05 sur
Durée : 50 minutes SHS 31, FG 37

France Télévisions inaugure un nouveau programme consacré à l’environnement. Légitime Défense entend associer la science (prélèvements, tests ou mesures) et le droit pour révéler et dénoncer des écocides. Aux commandes et à l’image, le reporter Martin Boudot (Vert de rage) et Louise Tschanz, avocate française spécialisée en droit de l’environnement. Et ça commence fort, avec une affaire de pollution émergente liée à l’abrasion des pneus. L’émission s’arrête sur un cas précis et inattendu : Annecy. Son magnifique lac à l’eau translucide est victime de l’intense trafic routier et des trente à quarante mille véhicules empruntant ses 40 kilomètres de rives. Outre le dioxyde de carbone, ils laissent derrière eux un cocktail de substances chimiques (plus d’une dizaine d’additifs) utilisées dans la fabrication des pneus. Difficile d’en faire une liste précise, les fabricants sollicités dans l’enquête se réfugiant derrière le « secret industriel » sans nier la contamination.
À Annecy, les relevés opérés montrent la présence de microparticules toxiques dans l’eau du lac et du robinet (à des taux faibles), mais aussi dans l’air et dans les échantillons d’urine de 37 % des trente-cinq volontaires testés. Quelles conséquences pour la santé humaine et l’écosystème ? Comment y remédier ? Quels moyens d’action ? Cette enquête ne se contente pas de tirer le signal d’alarme, elle documente une pollution connue, mais pas encore reconnue, et délivre quelques clés juridiques pour permettre aux citoyens de se mobiliser, ce qui est déjà le cas à Annecy. Dans un pays qui se targue d’avoir le réseau routier le plus étendu d’Europe, les conclusions révélées dans ce programme pourraient, devraient même, avoir de l’impact. (Télérama)
Ultra-riches : Taxe-moi (si tu peux !)
Film documentaire de Thomas Lafarge (1 et 2/2, France, 2026)
Mardi 15 septembre 2026 à 21h sur
Durée : 2 x 50 minutes

Au forum économique de Davos, rendez-vous de tous les puissants, Marlene Engelhorn, héritière d’un des fondateurs de BASF, se promène avec une pancarte « Tax the rich ». « Fuck you ! », lui lance un participant au sommet. L’activiste est la figure de proue européenne du mouvement des millionnaires qui dénoncent leurs propres privilèges et militent pour une taxation accrue des plus riches. Si Thomas Lafarge prend appui sur quelques-uns de ces activistes excentriques pour illustrer son propos, il n’est pas dupe de leurs motivations. « Ma classe sociale a peur de la pression populaire, admet Marlene Engelhorn. La preuve : l’un de ses jeux préférés est d’investir dans les médias. » Ou de s’adonner à la philanthropie.
Déjà auteur d’excellentes enquêtes sur BNP Paribas ou l’industrie automobile, Thomas Lafarge compose une vaste fresque, solide et argumentée, qui remonte aux origines d’un puissant narratif né dans les années 1970 : taxer les riches ralentirait la croissance et découragerait l’investissement. Appliquée par Ronald Reagan (sous son mandat, le taux d’imposition maximal passe de 70 % à 28 %), l’idée n’a jamais été validée ni en théorie, ni en pratique. Mais les ultra-riches ont énormément investi non seulement dans les médias mais aussi en créant de multiples think tanks pour influencer le débat public et gagner la bataille culturelle. Le réalisateur interroge, outre les millionnaires militants, des économistes qui démontent ces arguments fallacieux et plaident pour la fin de l’impunité des plus riches. Son film brosse ainsi un tableau sans concession, avec Gabriel Zucman en figure de proue, adoptant son ambition de « s’armer intellectuellement » pour « faire vivre une démocratie de haute intensité ». (Télérama)