SÉLECTION TV HEBDOMADAIRE

Samedi 9 novembre 2019

La Suisse : petit pays, grande histoire 


Film documentaire de Peter Bardehle Allemagne, 2018)

Samedi 9 novembre 2019 à 20h50 sur arte Durée : 55 min SHS 22 

De la Berne médiévale au sommet du Cervin, une plongée dans l'histoire suisse, entre paysages alpins spectaculaires et fort sentiment d'indépendance. (Télérama)  

 

Dimanche 10 novembre 2019

La Suisse vue du ciel 1


(FR, BE, SO, AG, LU, ZG, ZH)  (1/3)
Dimanche 10 novembre 2019 à 05h00 sur RTS_1_2019 Durée : 25 min SHS 21

 

Histoire vivante
Vénézuela, la malédiction du pétrole 


Film documentaire d'Emiliano Sacchetti (Italie, 2019)
Dimanche 10 novembre 2019 à 22h50 sur RTS_2_2019 Durée : 52 min SHS 31 
Rares sont les documentaires qui se proposent de décrypter la crise socio-politique et économique actuelle du Venezuela sans verser dans le catastrophisme ni céder à la tentation d’en faire porter toute la responsabilité au régime du président Nicolas Maduro. Sans détour, et avec des mots durs, ce film pointe du doigt les manœuvres déstabilisatrices des États-Unis, lesquels ont imposé des sanctions économiques et autres embargos afin d’essayer de contrôler l’or noir vénézuélien, l’une des plus importantes réserves mondiales. Ces sanctions ont durement touché la population civile, au point que, selon les Nations unies, plus de quatre millions de personnes ont dû quitter le pays depuis 2015. Pourtant, « une grande partie de la population continue de soutenir le gouvernement ».

Certes, le réalisateur tente l’équilibre en mettant en lumière des erreurs du pouvoir. Mais il n’oublie pas les bénéfices de la révolution bolivarienne, engagée dès 1998, qui a sorti des millions de personnes de la pauvreté et de l’analphabétisme. Des acquis qui auraient été sapés par l’ingérence des États-Unis. « Depuis des décennies, ils essaient d’étouffer tout régime progressiste chez leurs voisins du Sud. Combien de fois se sont-ils octroyé le droit d’intervenir en Amérique latine ? » observe une spécialiste. Pas toujours avec succès… Comme l’illustre le « fiasco total » du « coup d’État » de l’opposant Juan Guaido, présenté ici comme un pantin de Washington. (Télérama)

 

 

Djihadistes français, la part du monstre


Film documentaire de Kamal Redouani (France, 2019)

Dimanche 10 novembre 2019 à 23h35 sur France5 Durée : 70 min SHS 32

Il est des films dont le propos et la diffusion percutent l’actualité internationale. Dans le nord de la Syrie, en pleine redistribution des cartes entre les Kurdes, la Turquie, les forces de Bachar el-Assad, les Russes et les Américains, Djihadistes français, la part du monstre est de ceux-là. Il y a un an, Kamal Redouani nous proposait avec Daech, dans le cerveau du monstre une plongée unique au cœur de l’idéologie barbare mise en place par l’État islamique en Libye. Cette fois, il choisit de documenter le passage en Syrie des centaines d’Occidentaux qui ont prêté allégeance à Daech. Rien qu’à Raqqa, ex-capitale autoproclamée du califat, mille sept cents Français auraient vécu de 2013 à 2019.

Son enquête le mène de Baghouz au camp d’Al-Hol, de Raqqa à Deir ez-Zor en passant par la ville balnéaire de Tabka. Aujourd’hui, seules restent leurs femmes, mères de famille, veuves, qui affirment n’avoir aucun regret, estimant avoir agi « pour la bonne cause » et appris « la vie ». Mais leurs enfants sont affaiblis, démunis, voire malades. L’espoir de ces mères serait d’être rapatriées dans leur pays d’origine (France, Belgique…), quitte à y être jugées comme terroristes. Toutes s’évertuent donc à minimiser leur rôle au sein de l’État islamique. Au fil de son investigation, le « travail de vérité » de Kamal Redouani porte ses fruits : il retrouve ainsi la trace des studios d’Al-Bayan, radio officielle de l’EI, d’où le Français Fabien Clain aurait revendiqué les attentats du 13 novembre 2015. Il pénètre dans le centre de torture de Raqqa dirigé par un djihadiste français, Abou Sofiane.

Trouver des preuves écrites et visuelles susceptibles d’être produites en justice, filmer les hauts lieux de l’EI, il y parvient grâce à ses contacts de premier ordre et sa maîtrise de l’arabe. Une confrontation rigoureuse de témoignages d’Occidentaux et de Syriens, qui, loin de dédouaner le rôle des Européens, met en lumière leur implication, au plus haut niveau.

Suivi d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse, avec Kamal Redouani, réalisateur du documentaire ; Pascale Descamps, mère d’une djihadiste française détenue avec ses enfants en Syrie ; William Bourdon, avocat, et Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme. (Télérama)  

 

Lundi 11 novembre 2019

La Suisse vue du ciel 2


(TI, VS, BE) (2/3) 
Lundi 11 novembre 2019 à 05h00 sur RTS_1_2019 Durée : 23 min SHS 21 

 

Ceux qui travaillent 


Film long métrage d'Antoine Russbach (Suisse, 2018)

Lundi 11 novembre 2019 à 20h50 sur RTS_1_2019Durée : 102 min FG 31-37  
Sa vie, sa famille, son honneur : il a tout sacrifié pour un haut salaire. Porté par un Olivier Gourmet minéral, ce premier film renouvelle le cinéma social.

Habitué du cinéma social, Olivier Gourmet détonne pourtant dans ce film qui révèle la tyrannie de l’économie sous un jour nouveau. Ex-employé d’une société qui gère des cargos depuis la Suisse, le personnage que joue l’acteur déclare, à une recruteuse chargée d’établir son profil, n’être « ni sentimental ni altruiste ». Le visage fermé, Frank semble presque robotisé. Parce qu’une cargaison risquait d’être retardée et perdue, après la découverte d’un clandestin à bord, il a donné l’ordre de se débarrasser du « problème ». Ses patrons, qui trouvaient qu’avec son ancienneté il coûtait trop cher, en ont profité pour le licencier, en prenant des airs offusqués. Entre requins, pas de pitié.

Voilà Frank échoué, comme un cargo sur la grève. Mais prêt à refaire passer la loi du profit avant les préoccupations humaines, la prochaine fois que l’occasion se représentera. Donner tout à son travail n’est pas une formule pour lui : sa vie, son honneur, il les a sacrifiés contre un très bon salaire. Et tout le monde était content. C’est par sa franchise que ce premier film se distingue et renouvelle ce cinéma social dont les combats s’appuient sur la grandeur des ¬individus. Ici, on la cherche en vain. Chez lui, Frank devient un encombrant. Il n’était bon qu’à partir au bureau, alors, son fils le lui crache à la figure : « On a accepté de vivre sans père mais on n’acceptera pas de changer notre train de vie. » À la maison non plus, on ne se fait pas de cadeau…

Sans effets dramatiques, sans colère, presque aussi froid que ses personnages, le réalisateur montre comment la circulation de l’argent régit tout. Mais, dans ce tableau étouffant, il s’accroche à une enfant, la plus jeune fille de Frank. Parce qu’elle est la seule à le considérer comme un père et non comme un portefeuille ; parce qu’elle a besoin de faire un exposé à l’école sur le travail de son papa, il l’emmène voir les cargos dont il avait la charge. Avec ce voyage, le film prend de la hauteur pour regarder le cycle infernal du commerce : notre monde sans pitié ne tourne que si l’on achète tout ce qui est à vendre. Ceux qui travaillent se salissent les mains, mais tout le monde est complice. Un regard précis, utile, courageux. (Télérama)

pdf_20x20  Fiche pédagogique e-media en préparation

 

 

Mardi 12 novembre 2019

La Suisse vue du ciel 3

 
(FR, VD, SZ, OW, BE, VS) (3/3)
Mardi 12 novembre 2019 à 05h00 sur RTS_1_2019 Durée : 33 min SHS 21

 

Amazonie, la maison brûle 


Film documentaire d'Albert Knechtel (Allemagne, 2019)

Mardi 12 novembre 2019 à 20h50 sur arte Durée : 55min SHS 31

La forêt amazonienne, plus grand réservoir de biodiversité du monde, est en proie à des incendies d'une ampleur inédite, principalement engendrés par l'homme. (Télérama)

 

Mercredi 13 novembre 2019

Main basse sur l'eau 


Film documentaire de Jérôme Fritel (France, 2019)
Mercredi 13 novembre 2019 à 22h20 sur RTS_1_2019 Durée : 90 min SHS 31FG 37 
Partout sur le globe, la demande en eau explose. Un marché qui attise les convoitises, notamment celles des géants de la finance mondiale. Enquête sur ce business de l’or bleu.

Après l’or et le pétrole, voici venu le temps de la ruée vers l’eau. Les populations augmentent, l’agriculture s’étend. Ajoutez à cela, la pollution et le réchauffement climatique. Partout sur le globe, la demande en eau explose. Elle aura augmenté de 40% dans 12 ans selon les Nations Unies qui pensent qu’en 2050 au moins une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries d’eau chroniques…

Une demande en hausse, une offre en baisse… De quoi attiser les convoitises des géants de la finance qui ont décidé de s’attaquer à ce secteur en y investissant des milliards d’euros. Un véritable Monopoly de l’eau commence. Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la deutsche Bank, la BNP ; les banques, les fonds de placements et les fonds spéculatifs se jettent sur tout ce qui a trait à l’eau, déjà appelée « l’or bleu ».

Les géants de la finance ciblent, pour l’instant, les grands opérateurs de la distribution mais, selon certains défenseurs de l’environnement ce qui se profile à terme, est une financiarisation de l’eau. L’eau considérée comme une nouvelle source de profit. Un besoin vital transformé en marchandise comme le pétrole, l’or ou le bois.

Pour Maude Barlow, prix Nobel Alternatif et conseillère principale du Président de l’Assemblée des Nations Unies pour les questions de l’eau, « l’eau est de l’or bleu. Elle est infiniment précieuse, nous observons un mouvement pour encercler l’eau et la transformer en marchandise. Comme cela a été fait pour le pétrole, on va mettre la main sur l’eau ». (RTS) 

 

Suivi, à 23h50, du documentaire d'Urs Schnell "Nestlé et le business de l'eau en bouteille" ("Bottled Life", 2011). Fiche pédagogique Kinokultur in der Schule, en version française.

 

 

Jeudi 14 novembre 2019

Temps présent
Antispécistes : les guerriers de la cause animale

Jeudi 14 novembre 2019 à 20h10 sur RTS_1_2019 Durée : 52 min  FG 31-37
Occupations d’abattoirs, libérations d’animaux, caillassages, les antispécistes diffusent en Suisse leur message radical à coups d’actions spectaculaires et d’images choc. Ils dénoncent les injustices infligées aux animaux en raison de leur espèce. Traités comme de véritables écoterroristes, jugés et emprisonnés en Suisse romande, leur message commence pourtant à faire son chemin. Enquête sur un mouvement semi-clandestin, aux méthodes nouvelles et au discours de plus en plus populaire.

Quelques 77 millions d’animaux sont tués chaque année dans les abattoirs suisses. Une situation insupportable pour les antispécistes. Plusieurs d’entre eux témoignent dans ce reportage dont la militante romande Virginia Markus. La jeune femme a fait beaucoup parler d’elle en s’infiltrant illégalement dans un parc de poules de Micarna, filiale de Migros, pour filmer les conditions d’élevage et dénoncer le fossé entre le marketing et la réalité. (RTS)