Histoire vivante

Logo_Histoire_vivanteHistoire Vivante est le fruit de la collaboration de la radio (RTS-La 1ère), la télévision (RTS Deux) et la presse (La Liberté). L'émission propose chaque semaine de redécouvrir un fait marquant de l'Histoire contemporaine. Une façon de revivre sous forme d'archives sonores ou de textes les grands moments de notre Histoire...

A écouter du lundi au vendredi sur RTS-La 1ère à 20h. A voir sur RTS 2 le dimanche soir (rediffusion le lundi soir). A lire dans le quotidien La Liberté chaque vendredi.

Ponctuellement, des DOSSIERS passent au crible les enjeux traités dans Histoire vivante. La Communauté de travail des oeuvres d'entraide, Alliance Sud, l'agence éducation21 et e-media proposent ce support pédagogique. Tapez "Histoire vivante" dans notre moteur de recherche pour les retrouver. / cgs 25.5.2018

lien-externe_20x20  Les émissions Histoire vivante

 

Quand les multinationales attaquent les Etats

Diffusion les 16 et 17 septembre 2018

En 2016, le refus de la Wallonie de ratifier l'accord de libre-échange de l'UE avec le Canada a mis en lumière une clause contractuelle présente dans la plupart des traités commerciaux, qui permet à une partie se sentant lésée de recourir à un arbitrage international privé, au lieu de suivre la procédure du pays, trop lente et étatique, donc jugée non partiale par les entreprises. Ces cours privées rendent leurs sentences en secret, alors que les sommes en jeu, considérables, devront être assumées par les contribuables en cas de condamnation de leur État.

En Colombie, la multinationale Cosigo réclame 16 milliards de dollars à l'État colombien pour avoir classé en zone protégée un territoire dont elle avait préalablement acquis le permis d'exploitation minière. Alors que le patron de Cosigo assure les tribus indigènes que les impacts seront minimes sur la terre de leurs ancêtres, des doutes subsistent quant à la bonne foi de l'entreprise, qui spécule sur les milliards que le tribunal d'arbitrage pourrait lui verser en dédommagement.

En Europe, les citoyens descendent dans la rue pour manifester contre les traités de libre-échange TTIP, CETA, TTP..., tandis que les risques de procès devant la justice arbitrale mettent les politiciens sous pression.

En Allemagne, la compagnie suédoise Vattenfall poursuit une ville en justice arbitrale pour avoir voté l'interdiction d'une usine de charbon qui pollue le fleuve. Mais, parce que l'Allemagne a signé un traité de libre-échange avec la Suède, le droit international doit s'appliquer, et la ville d'Hambourg, pourtant écologiste, doit finalement céder aux demandes de la multinationale par une négociation à huis clos. La même entreprise réclame plus de quatre milliards à l'Allemagne pour avoir décidé la sortie du nucléaire.

Au Missouri comme à La Oroya, Pérou, l'entreprise Renco pollue jour et nuit terres, air et rivières. Malades, les habitants se plaignent au gouvernement péruvien, qui a mal fait son contrat avec la multinationale. Celleci attaque le Pérou en justice arbitrale, alors qu'aux États-Unis, les habitants du Missouri ont obtenu gain de cause devant la justice publique. Le Pérou a finalement fait fermer la fonderie de La Oroya, mais les dégâts sur la santé des villageois et leur environnement, catastrophiques, ne sont toujours pas réparés par la multinationale, pourtant condamnée. (Frank Dayen, e-media)

pdf_20x20  Fiche pédagogique e-media, Alliance Sud, éducation 21