Sélection TV hebdomadaire

 

Dimanche 20 janvier 2019

Geopolitis
Fake news


Dimanche 20 janvier 2019 à 12h10 sur RTSUNDurée : 26 min FG 31 


Comment les réseaux sociaux menacent nos démocraties. Marcel Mione accueille Jérôme Duberry, chercheur à l'Université et à l'IHEID à Genève, pour en parler. (RTS)

 

 

Inglourious Basterds


Film long métrage de Quentin Tarantino (USA/Allemagne, 2009)

Dimanche 20 janvier, 21h05 sur France2 Durée : 150 min

Inglou
Dans les films de guerre américains, on parle en général l’anglo-américain. Inglourious Basterds, lui, se fait un principe d’honorer trois langues — l’anglais, l’allemand, le français — avec, en bonus, l’italien. Le mérite en revient surtout au colonel Hans Landa, génie du mal qu’on adore haïr. Ce chasseur de Juifs polyglotte débarque dans une ferme sous l’Occupation et s’entretient avec le fermier en parlant un français impeccable. L’entretien vire à l’interrogatoire pervers et délirant, les ¬digressions servant d’instruments de torture cuisants… De l’action, des fusillades, le film en comporte beaucoup… mais on s’y bat surtout avec des mots. La plupart des séquences sont des joutes d’esprit, autour d’une table.

Pour mettre fin à l’abjection du IIIe Reich, les méthodes diffèrent. La plus brutale est celle des fameux « Bâtards », groupe de scalpeurs américains menés par Brad Pitt. Plus civilisées, la technique du lieutenant britannique (Michael Fassbender) ou celle de l’actrice aristocrate devenue espionne (Diane Kruger).

Tous ces personnages forment une parade où Tarantino exploite les archétypes de la Résistance et les réinvente à sa sauce. Changer le cours de l’Histoire, la fiction le peut. C’est ce pouvoir formidable que Tarantino célèbre, en utilisant directement la pellicule nitrate — extrêmement inflammable — comme arme réelle de combat contre le nazisme. (Télérama)

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Lundi 21 janvier 2019

Le Discours d'un roi


Film long métrage de Tom Hooper (GB, 2010)


Lundi 21 janvier à 21h00 sur France3  Durée : 125 min

Discours
C’était une machine taillée pour les Oscars — Le Discours d’un roi y a raflé quatre statuettes, dont celles du meilleur film et du meilleur acteur. Recette du succès ? Un grand et noble sujet, d’autant plus noble qu’il s’agit, ici, du monarque anglais George VI et de son combat édifiant pour contrôler son bégaiement.

Deuxième ingrédient : des décors et des costumes rutilants — au point que la reconstitution des années 1930 devient un corset trop serré pour la mise en scène platement illustrative de Tom Hooper. Troisième ingrédient, peut-être le plus important : un premier rôle propice à la performance de comédien. Simuler un handicap, ça marche presque à tous les coups. ¬Colin Firth est, de fait, bluffant. Il parvient à restituer la gêne physique du bégayeur sans jamais le ridiculiser.

L’ensemble est loin d’être désagréable. Les affrontements à fleurets de moins en moins mouchetés entre le souverain et son orthophoniste très particulier (Geoffrey Rush, irrésistible de malice) donnent les meilleures scènes, les plus satiriques. Mais à trop se focaliser sur les efforts acharnés du roi pour retrouver une élocution normale, le réalisateur néglige son thème le plus intéressant : l’emprise de la communication moderne sur la politique. A l’âge des médias de masse, un dirigeant qui ne sait pas parler ne peut pas gouverner… (Télérama)

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Mardi 22 janvier 2019

Les coulisses de l'Histoire
Hitler, l'art de la défaite (1/4)

Film documentaire de Christiane Ratiney (France, 2017)

Mardi 22 janvier à 20h50 sur arteDurée : 53 min  SHS 32

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Cette passionnante collection documentaire en quatre volets, fondée sur les derniers travaux des historiens, nuance certaines idées ancrées dans la mémoire collective, en les restituant dans toute leur complexité. Dans ce volet : Adolf Hitler a laissé à la postérité l'image d'un stratège militaire hors pair. Et pourtant...

Adolf Hitler a laissé à la postérité l'image d'un stratège militaire hors pair. L'invasion foudroyante de l'Europe occidentale (Belgique, Pays-Bas et France), déclenchée le 10 mai 1940, a marqué les mémoires en ce sens. Pourtant, dès cette campagne victorieuse, le dictateur nazi montre ses limites. Alors que le plan échafaudé par le général Erich von Manstein a conduit à l’encerclement des troupes françaises et britanniques dans la poche de Dunkerque, le Führer, par frilosité, manque l’occasion d’écraser définitivement ses ennemis. Néanmoins galvanisé par cet exploit qui n’est pas le sien, il lance une nouvelle guerre éclair à l’Est. Le 22 juin 1941, 3,5 millions de soldats allemands déferlent sur l'URSS, accompagnés par les Einsatzgruppen en charge de l’extermination des Juifs. Là encore, de l'enlisement du siège de Leningrad à l'offensive ratée de Koursk en passant par les batailles de Moscou et de Stalingrad, où ses troupes butent sur le terrible hiver russe et la résistance acharnée de l’Armée rouge, Hitler, aveuglé par l'orgueil et son idéologie mortifère, ruine par ses erreurs tactiques l’avantage colossal initialement acquis.

Relecture nuancée
Avec le temps, les travaux des chercheurs révèlent une réalité souvent plus nuancée que les idées communément admises. De l’imposture militaire d’Hitler aux lourdes contreparties du plan Marshall, des motifs oubliés de la capitulation japonaise, au lendemain des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, au mythe erroné d’un Mao Zedong artisan de la modernisation de la Chine, cette passionnante collection documentaire se penche sur de grands personnages et des événements charnières de l’histoire du XXe siècle pour en proposer une lecture revue et corrigée, portée par un récit limpide tissé de saisissantes archives. (Arte)

 

 

Les coulisses de l'Histoire
Le plan Marshall a sauvé l'Amérique (2/4)

Film documentaire de Bernard George (France, 2017)

Mardi 22 janvier à 21h45 sur arteDurée : 53 min  SHS 32

Marshall
Cette passionnante collection documentaire nuance certaines idées ancrées dans la mémoire collective, en les restituant dans toute leur complexité. Dans ce volet : le plan Marshall a magistralement servi les intérêts politiques et économiques des États-Unis.

Généralement perçu comme un acte de générosité pour sauver une Europe dévastée par la Seconde Guerre mondiale, le plan Marshall a magistralement servi les intérêts politiques et économiques des États-Unis. Le 12 mars 1947, le président Harry S. Truman présente au Congrès sa doctrine d’endiguement du communisme. Moins de trois mois plus tard, le secrétaire d’État George Marshall dévoile à Harvard les grandes lignes de son plan d’aide, qui répond au double objectif d'enrayer la misère sur laquelle prospère l’idéologie ennemie et d’ouvrir un vaste marché pour la florissante production états-unienne. Sous la pression de Staline, les pays inféodés à Moscou refusent les dollars américains, dessinant ainsi la frontière entre bloc de l’Est et bloc de l’Ouest. Dans les États bénéficiaires – dont la future République fédérale d’Allemagne –, les populations retrouvent foi en l’avenir et les industries se relèvent, tandis qu’une redoutable machine de contrôle et de propagande se met en place pour imposer la mondialisation économique et l’American way of life au rang de modèles universels.

Relecture nuancée
Avec le temps, les travaux des chercheurs révèlent une réalité souvent plus nuancée que les idées communément admises. De l’imposture militaire d’Hitler aux lourdes contreparties du plan Marshall, des motifs oubliés de la capitulation japonaise, au lendemain des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, au mythe erroné d’un Mao Zedong artisan de la modernisation de la Chine, cette passionnante collection documentaire se penche sur de grands personnages et des événements charnières de l’histoire du XXe siècle pour en proposer une lecture revue et corrigée, portée par un récit limpide tissé de saisissantes archives. (Arte)

 

 

Face nord

Film long métrage de Philip Stölzl (Allemagne, 2007)

Mardi 22 janvier à 21h sur RTSDEUX Durée : 125 min  FG 31- SHS 32 

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De Clint Eastwood (dans La Sanction) à Catherine Destivelle (en 1992 et en solitaire), tous nos héros se sont confrontés à la terrifiante face nord de l'Eiger, « l'ogre » de l'Oberland bernois. L'histoire de l'ascension de cette paroi mythique, la plus meurtrière des Alpes, n'avait jamais donné de film (de fiction) marquant. C'est chose faite avec Face nord (Nordwand), de Philipp Stoelzl, qui retrace la tentative tragique de deux militaires bavarois, pendant l'été 1936. Basé sur des faits réels et en partie tourné sur les lieux du drame, ce film d'aventure à grand spectacle frappe par son absence de grandiloquence et sa relative modestie, à l'image des deux alpinistes Toni Kurz et Andi Hinterstoisser, que Goebbels a tenté de transformer en héros du IIIe Reich alors qu'aucun des deux n'était membre du parti nazi. (Télérama)

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Toujours debout


Film documentaire de Marina Julienne et Raphaël Girardot (France, 2019)

Mardi 22 janvier à 23h05 sur France2 Durée : 65 minutes  MSN 37 - FG 32 

Velo
Un accident de vélo lui a coûté l’usage de ses jambes. Mais rien n’arrête Vance Bergeron, physicien tétraplégique et fondateur de l’association Ants qui fournit aux handicapés neuromoteurs des techniques de rééducation de pointe. Sous une caméra bienveillante, nous suivons la préparation de ce mordu de vélo au Cybathlon de Zurich : premiers jeux internationaux pour personnes handicapées assistées par la technologie. Prothèses bioniques, électrostimulation des muscles, exosquelettes... Au-delà de l’enjeu sportif, l’objectif est évidemment de sensibiliser le grand public à la question, grandissante, du rôle de la technologie dans la réparation et l’accompagnement de l’homme.

Le documentaire permet de faire le point sur les fantastiques progrès de la recherche scientifique en la matière. Il convoque pour cela des chercheurs, dont le neuroscientifique Grégoire Courtine*, des sociologues et des non-valides aux avis partagés. Là réside son point fort : en s’écartant des fantasmes autour de l’homme machine, Toujours debout parvient à construire une réflexion mesurée sur le potentiel de ces innovations technologiques. Il suffit d’écouter les principaux intéressés : loin de chercher à se transformer en Iron Man, leur rêve serait plutôt de parvenir à dompter la douleur et à regagner en autonomie. Et qui sait, peut-être un jour... remarcher. (Télérama)

*Ses travaux ont récemment permis à des paraplégiques de marcher par stimulation électrique de la moelle épinière.