Sélection TV hebdomadaire

 

Lundi 9 juillet 2018

Edward aux mains d'argent


Film long métrage de Tim Burton (USA, 1990)

Lundi 9 juillet à 20h50 sur arte Durée : 105 minutes  FG 31

Une représentante en produits de beauté, la souriante Peg, découvre dans un vieux manoir un garçon laissé inachevé par l'inventeur qui lui a donné la vie. A la place des mains, Edward n’a que des ciseaux. Derrière cette apparence monstrueuse, Peg reconnaît un être qui a besoin de l'affection d’une famille. Elle lui offre la sienne. Mais dans le monde rose bonbon des gens normaux, Edward trouvera-t-il sa place ?

C’est le plus beau film de Tim Burton, qui donne toute la mesure de son goût du merveilleux, nourri par les belles images comme par les images qui font peur. Pastel de l’Amérique heureuse des années 1950 où vit Peg, sombres ombres dans le monde d’Edward: les contrastes sont forts, mais la palette, subtile. Dans cette fable si séduisante, Burton nous parle de tolérance et de peur de l’autre. Des thèmes éternellement d’actualité, comme ce film devenu un classique. (Télérama)

lien-externe_20x20  Fiche pédagogique e-media

 

 

 

 

  

  

Topoï : c'est l'époque qui veut ça
Big Data

 
Film documentaire de Thibault Sève (France/2017)

Lundi 9 juillet à 21h40 sur Planète+ Durée : 55 min  FG 31

Pour les uns, le «Big Data», le traitement numérique des données humaines, promettrait le paradis sur Terre, pour les autres, il est synonyme de totalitarisme et d'abdication de l'homme devant la machine.

Le big data, c'est quoi au juste ? Thibaud Sève, réalisateur du troisième épisode de cette série consacrée aux grands mythes contemporains, tente un pari fou : décrire une chose que personne n'a jamais vue, mais dont tout le monde parle. Malgré de belles archives, une kyrielle d'experts convoqués et un ton volontiers décalé, rythmé par une musique pop et branchée, le documentaire tend à nous laisser sur notre faim. Il permet tout juste de réaliser que le big data, supposé être un gigantesque traitement des données engendré par notre utilisation des objets connectés, n'est probablement qu'un bluff, « une vaste construction marketing ». Mais en voulant être exhaustif sur un sujet aussi complexe, le réalisateur finit par ballotter le spectateur dans tous les sens.

Le volet suivant porte sur la pratique du selfie, ces photos de soi que l'on publie partout sur les réseaux sociaux et que l'on présente comme une marque de nous-même. Le selfie a pris le pouvoir et plus personne ne peut y échapper. Ici, aussi, une batterie de psychiatres, psychologues et sociologues sont sollicités pour expliquer comment l'irruption du numérique a profondément transformé la constitution de notre identité et la construction de notre image. Le selfie est-il donc uniquement l'expression d'un vide abyssal dans notre vie, comme le soutient l'un des spécialistes ? Cet épisode tourne assez vite à un débat d'experts — au discours parfois hermétique — plus qu'il ne livre un décryptage sur ce que la pratique du selfie dit de notre société. (Télérama)

 

 

 

Jeudi 12 juillet 2018

Temps présent
Le burn-out de la Méditerranée


Jeudi 12 juillet 2018 à 20h05 sur RTSUN Durée : 61 min  SHS 31


Alors que la grande transhumance estivale vers les plages de la Méditerranée va bientôt commencer, l'état de cette mer si proche de la Suisse est alarmant. Semi-fermée, les eaux et la biodiversité de la Méditerranée sont gravement menacées par le tourisme de masse et le trafic des paquebots. La faune disparaît, les pêcheurs s'appauvrissent et les riverains accumulent les maladies.

La Méditerranée va-t-elle bientôt devenir la plus grande mer morte du monde ? Alors qu'elle abrite 10 % de la biodiversité de la planète, de nombreux signaux attestent que cette mer semi-fermée se trouve au bord du burn-out. La pression démographique accrue, le tourisme de masse et l'intensification du trafic des paquebots de croisière, le bétonnage et les installations industrielles affectent la qualité des eaux, qui mettent au moins dix ans à se régénérer. Les riverains accumulent les maladies et les conséquences sociales se révèlent dramatiques. Alors que promoteurs, agents touristiques ou édiles s'enrichissent en exploitant ses ressources ou en s'emparant du littoral, d'autres s'appauvrissent, à l'instar des artisans pêcheurs confrontés à une baisse inquiétante de leur activité. Quant à la faune marine, elle disparaît peu à peu des côtes et certaines espèces souffrent particulièrement, comme les sardines qui ont perdu un tiers de leur poids et de leur taille ces dernières années.

De Palma de Majorque au Liban en passant par la Grèce et la Tunisie, Alexis Marant met en perspective les enjeux écologiques et les batailles économiques que se livrent entrepreneurs, experts, élus, populations locales et ONG. Riche en révélations, son enquête dénonce autant la dangerosité potentielle d'un commerce maritime mondialisé que la collusion des politiques et des hommes d'affaires en quête de nouveaux eldorados. Marche forcée vers le tourisme de croisière (à Majorque), déchets enfouis sous les berges (Beyrouth), autant de scandales qui augurent d'un avenir sombre. Le "berceau de l'humanité" en deviendra-t-il le tombeau ? (RTS)

 

 

Ernest et Célestine


Film d'animation long métrage de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier (France/Belgique/Luxembourg, 2012)

Jeudi 12 juillet à 20h55 sur Gulli  Durée : 90 minutes  FG 31 

A la surface, le village des ours. Au-dessous, celui des souris. Entre les deux, depuis toujours, c’est la guerre. Jusqu’à ce que Célestine rencontre Ernest. Ceux-là sont les seuls excentriques à la ronde. Elle est une intrépide souricette rebelle, il est un ours un peu poète, un peu clodo, qui vit dans une petite masure isolée de la forêt voisine. Née du hasard, leur amitié réciproque va bouleverser l’ordre établi.

La verve rigolote et poétique a de quoi séduire toutes les générations. C’est l’écrivain Daniel Pennac qui a adapté les livres de Gabrielle Vincent, auxquels il insuffle sa gouaille. Le film n’est pas simplement joli: il traite de l’anticonformisme, du racisme. Car les souris, comme les ours, vivent entre peur et préjugés.

Ce plaidoyer pour la tolérance déborde aussi d’inventivité. Sous la houlette de Benjamin Renner et des deux espiègles créateurs de Panique au village, Vincent Patar et Stéphane Aubier, le dessin danse, tourbillonne. Croqués en quelques traits, les personnages sont malicieux, touchants, petites âmes vives d’un décor à la fois onirique et familier, maisons de poupée ou forêt luxuriante. Dans ce monde ciselé, la lumière vient des tons d’aquarelle. Des ocres, des roux, des verts tendres se posent sur le dessin comme des voiles délicats. La touche du maître. (Télérama)

lien-externe_20x20  Fiche pédagogique e-media

 

   

Lundi 16 juillet 2018

Xenius
Les guêpes, des insectes mal aimés…à tort  


Lundi 16 juillet à 17h30 sur arte Durée : 27 min  MSN 28-38 

Loin d'être nuisibles, les guêpes rendent, comme beaucoup d'autres insectes, des services à nos écosystèmes. Les présentateurs de "Xenius" enquêtent au musée de Recherche zoologique Alexander-Koenig de Bonn, où ils en apprennent plus sur la fonction pollinisatrice des guêpes.

Effrayées par les guêpes ou craignant leurs piqûres, beaucoup de personnes les chassent d’un revers de la main. Pourtant, elles rendent, comme beaucoup d'autres insectes, des services à nos écosystèmes. Pourquoi ne faut-il pas souffler sur une guêpe ? Comment soulager la douleur en cas de piqûre ? (Arte)

  

 

 

Lundi 23 juillet 2018

Tati express


Film documentaire de Simon Wallon, Emmanuel Leconte (France/2014)

Lundi 23 juillet à 22h45 sur arte Durée : 58 min  FG 31

Acteur de génie et metteur en scène virtuose, Jacques Tati est le créateur d’un univers poétique et burlesque qui a marqué l’histoire du cinéma. Mais la dimension comique de son œuvre, entrée au panthéon des classiques, repose aussi sur sa vision subversive d'un culte du progrès qui n'a cessé de s'amplifier. Découverte de la consommation et des loisirs, course effrénée à la croissance, fascination pour la technique, urbanisation à marche forcée, obsession de la performance… : réalisés entre 1949 et 1967, Jour de fête, Les vacances de M. Hulot, Mon oncle ou Playtime observent avec acuité une société qui s'emballe sous l'effet de la "modernité". Les regarder aujourd'hui, c'est contempler pour en rire la naissance d'un dogme qui s'est imposé à tous, comme on feuillette joyeusement un album de famille qui nous dirait d'où nous venons.

Train d'enfer

Mêlant images de fiction et archives d’époque – actualités et inénarrables publicités notamment –, Emmanuel Leconte et Simon Wallon proposent une traversée à cent à l’heure de l’œuvre de Jacques Tati, comme si ce documentaire épousait lui aussi le train d'enfer des changements amenés par les Trente Glorieuses. Un voyage à la fois jubilatoire et teinté de mélancolie, qui permet de comprendre l’intensité des bouleversements sociaux et culturels de l'époque, mais aussi de revoir les scènes les plus visionnaires de la filmographie du cinéaste, dont on retiendra cette confidence, soufflée après l'échec commercial fracassant de Playtime, qui entraînera la saisie pendant dix ans de son catalogue : "J'en ai un p'tit peu bavé." (Arte)

 

 

 

Mercredi 25 juillet 2018

Xenius

Le microbiote, un monde caché dans nos intestins


Mercredi 25 juillet à 17h30 sur arte Durée : 27 min  MSN 27-37

Le corps d’un adulte héberge environ 1,5 kg de bactéries, virus, champignons et autres parasites, logés pour la plupart dans le tube digestif. On appelle "microbiote intestinal" cette communauté de micro-organismes qui, par milliards, facilitent la digestion, régulent le métabolisme et influencent notre état de santé. "Xenius" tente d'en comprendre le rôle. (Arte)