Sélection TV de la semaine

Révolution école 1918-1939

Film documentaire de Joanna Grudzinska (France / 2015)

Dimanche 26 mars 2017 à 22h10 sur RTS Deux

Entre 1918 et 1939, toute l’Europe expérimente de nouvelles méthodes d’enseignement permettant un développement harmonieux des élèves. Sous l’impulsion du Suisse Adolphe Ferrière, un mouvement international de réformateurs regroupe Montessori, Steiner, Freinet et bien d’autres. Tous cherchent à renouveler l’école pour changer le monde.Dans une Europe traumatisée par la Première Guerre mondiale, des pédagogues désignent le coupable : l’école, qui a fabriqué de "braves soldats". Il convient désormais de construire la paix et d’élaborer une éducation nouvelle pour une génération d’enfants qui, espère-t-on, ne fera plus jamais la guerre.

Comment les éduquer sans surveiller et punir ? Comment les aider à s’émanciper ? Rendre l’enfant heureux, c’est faire de lui un adulte meilleur, estiment ceux qui se lancent dans l’aventure. Ils se nomment Rudolf Steiner, Maria Montessori, Célestin Freinet, Alexander S. Neill, Ovide Decroly, Paul Geheeb ou Janusz Korczak, chacun d’eux inventant sa méthode d’éducation. Un pédagogue suisse, Adolphe Ferrière, les réunit au sein de la Ligue internationale de l’éducation nouvelle. Essor et déclinEn Europe, les écoles nouvelles mettent au cœur de leurs préoccupations l’autonomie, l’éducation mixte, l’apprentissage par les sens, le contact avec la nature et le sport, qui se pratique souvent nu, notamment en Allemagne où le naturisme est en vogue. Mais les conceptions s’affrontent.

Faut-il une éducation pour l’élite ou pour le plus grand nombre ? Faut-il laisser toute liberté à l’enfant ou introduire la discipline ? L’élève échappe-t-il à tout programme, fut-il émancipatoire ?Le rêve de l’école nouvelle s’effondre avec la montée des idéologies totalitaires dans les années 1930. À partir d’archives rares, ce film raconte l’histoire d’un combat pour le progrès humain, qui s’est construit puis brisé sur les idéologies du XXe siècle, mais dont l'héritage perdure. (RTS) 




Madame de…

Film long métrage de Max Ophüls (France, 1953)

Lundi 27 mars 2017 à 00h25 sur France 3

Des boucles d'oreilles en forme de cœur passent de main en main. Et un autre cœur, celui de Madame de..., se brise devant un sentiment inconnu qui a envahi sa vie futile et vaine. D'une certaine façon, la mise en scène sublime de Max Ophuls est une métaphore du cinéma, ce mensonge qui révèle la vérité, pour paraphraser Cocteau. Des mouvements de caméra d'une élégance et d'une précision extraordinaires semblent constamment entourer les personnages dans leur sinueux parcours vers la lucidité et, donc, vers la mort.

A Danielle Darrieux, Ophuls avait demandé d'incarner le vide. De façon que le spectateur soit profondément ému par son apparente inexistence. Elle réussit ce pari au-delà de toute espérance. Quand on la voit dans une église, la première fois.Madame de... n'est qu'une adorable mondaine, une coquette infernale. A la fin, c'est le visage d'une madone que filme Ophuls. Loin des rondes inutiles et du plaisir éphémère. Un visage que le réalisateur et la comédienne ont rendu inoubliable. (Télérama)




Le Court du jour / La Semaine des médias - Toujours connectés ?

Internet, histoire d’une révolution FG MITIC 21-31

Lundi 27 mars 2017 à 11:00 sur RTS Un. Durée : 3min

De sa création en 1969 à ses projections futures, chronologie d'une invention qui a révolutionné la société. Comment cet outil idéal, s'affranchissant des frontières pour transmettre la connaissance, est-il devenu le plus important marché commercial de l'Histoire ? (RTS) 

  Notre fiche pédagogique sur la série

La Semaine des Médias 2017 – Toujours connectés ? Dix épisodes de 3’ du 27 mars au 7 avril dans le Court du jour et sur RTSdécouverte

Réseaux sociaux, smartphones, moteurs de recherche, big data, géolocalisation, objets connectés… Comment et pourquoi Internet est-il l'invention qui a le plus modifié l'histoire de l'humanité ? L'édition 2017 de La Semaine des Médias dresse un panorama vivant et pertinent du web, de son invention dans les années 1960 à ses projections futures.Il est devenu le plus important marché commercial de l'Histoire. Il façonne notre quotidien, notre mode vie, voire notre identité… Pourquoi et de quelle manière Internet va-t-il continuer à s’imposer dans notre société ? Comment l'homme évoluera-t-il avec les bouleversements technologiques et numériques à venir ? Gros plan sur un sujet passionnant. Chaque thème exploré est précédé d’une rapide contextualisation qui permet d'en saisir la portée et son implication sociologique.

Les dix thèmes abordés de Toujours connectés ?, dans l’ordre de diffusion :

Internet, histoire d’une révolution

De sa création en 1969 à ses projections futures, chronologie d'une invention qui a révolutionné la société. Comment cet outil idéal, s'affranchissant des frontières pour transmettre la connaissance, est-il devenu le plus important marché commercial de l'Histoire ?

Moteurs, dites-moi ce que je recherche !

Dès 1990, les moteurs de recherche révolutionnent le web en permettant enfin de classer les informations. Google invente, en 1998, un algorithme extrêmement complexe qui, pour la première fois, classe les pages par degré de pertinence, parvenant même à « deviner » nos attentes. Personnalisation à outrance, commercialisation des données, les secrets du financement des moteurs de recherche sont décortiqués.

Infos sur Internet : pour le meilleur et pour le pire

Avec le web 2.0 et l'émergence des réseaux sociaux, l'internaute ne se contente plus d'observer le web, il interagit, crée, commente. Chaque internaute devient un fournisseur de contenus. L'émulation suscite une nouvelle mobilisation politique, une conscience écologique, l'émergence de l'économie collaborative mais la médaille a son revers ; pluralité des sources, rumeurs, hoax, fakes, théories du complot... qui se propagent presque instantanément.

Jamais sans mon mobile !

Depuis l'iPhone en 2007, le smartphone devient un « complément » de l'être humain, une « prothèse numérique » qui mémorise nos contacts, notre agenda, nos interactions sociales. Ainsi, une nouvelle addiction est identifiée et documentée, la « nomophobie ». Plus d'un utilisateur sur dix se dit « dépendant » à son mobile alors que nous le consultons 200 fois chaque jour, soit toutes... les cinq minutes.

Réseaux sociaux, une addiction qui paie

Si c'est gratuit, le produit, c'est vous. Analyse de la monétisation des réseaux sociaux, dont l'utilisateur compose la seule valeur. On estime ainsi que, sur Facebook, chaque membre « vaut » en moyenne 200$, dont chacune des données transmises au réseau sera exploitée financièrement. Ainsi, les réseaux vont tout faire pour fidéliser leurs membres, les rendre toujours plus actifs, toujours plus accros et donc... toujours plus rentables.

Une trace qui peut faire tache : zoom sur la réputation numérique

Contrairement à l'identité virtuelle, la réputation numérique définit ce que les autres internautes pensent de nous. Difficile voire impossible à maîtriser et à effacer, elle se nourrit de ce que les autres disent, montrent, partagent... Et compose une source d'informations prisée des employeurs.

Big Data -  tous connectés, tous observés !

Sur Internet, chaque utilisateur vaut en moyenne 600 francs. Chacune de ces données a un prix et les cyber-acteurs vont consciencieusement les pister, les stocker et les analyser, notamment en les entrecoupant pour dresser des profils de consommateurs d'une précision telle qu'on ne l'a jamais connue historiquement. Et le secteur n'en est encore qu'à ses balbutiements.

Géolocalisation… t’es où toi ?

C'est la donnée la plus collectée sur les smartphones, car extrêmement riche. Où est l’utilisateur, avec qui, que fait-il, quand ? Sous couvert d'applications ludiques qui comptent les pas, indiquent des produits ou services à proximité, observent la santé, c'est un marché opaque gigantesque qui constitue la clé du traçage numérique.

Les gagnants et les perdants du commerce électronique

C'est un secteur en pleine mutation numérique. Qui n'en est qu'à ses débuts. Si seulement 7% des transactions commerciales s'opèrent aujourd'hui sur le net, elles seront deux fois plus nombreuses dans deux ans. Moins cher, plus pratique, le e-commerce optimise la logistique, supprime les points de vente, décentralise. Mais quel est le coût social de cette révolution ?

Au secours, mon frigo m’espionne !

L'Internet des objets dessine la future révolution numérique. On compte aujourd'hui presque neuf milliards d'objets connectés, ils seront plus de 50 milliards en 2020, s’immisçant dans chaque recoin de notre sphère privée, de notre voiture sans chauffeur à nos toilettes connectées capables d'analyser notre état de santé. Prétextant nous simplifier le quotidien, ils ont surtout accès à nos données les plus intimes.

Les experts de la série :

Solange Ghernaouti, co-auteure de Internet, que sais-je ?, PUF,  professeure HEC-UNIL.

Arnaud Dufour, co-auteur de Internet, que sais-je ?, PUF,  chargé de cours, HEC-UNIL.

Olivier Glassey, maître d'enseignement et de recherche, Faculté des sciences sociales et politiques, UNIL

Cette série coproduite par la RTS/RTSdécouverte et Chocolat Production s'inscrit dans le projet La Semaine des Médias à l'école, coordonné par la Conférence intercantonale de l'instruction publique de Suisse romande et du Tessin. Laquelle propose aux enseignants une multitude d'activités en lien avec l'éducation aux médias. www.rts.ch/decouverte/ 




Le court du jour / La Semaine des médias - Toujours connectés ?
 
Moteurs, dites-moi ce que je recherche ! FG MITIC 21-31
 
Mardi 28 mars 2017 à 11:05 sur RTS Un. Durée : 3min.
 
Dès 1990, les moteurs de recherche révolutionnent le web en permettant enfin de classer les informations. Google invente en 1998 un algorithme extrêmement complexe qui, pour la première fois, classe les pages par degré de pertinence, parvenant même à « deviner » nos attentes. Personnalisation à outrance, commercialisation des données, les secrets du financement des moteurs de recherche sont décortiqués. (RTS) 

  Notre fiche pédagogique sur la série

 

 
Enfants du terril
 
Vivre malgré la misère
 
Film documentaire de  Frédéric Brunnquell (France, 2017)
 
Mardi 28 mars à 23h France 2. Durée : 55 min
 
Une pointe de dépit, de l'ironie et une flamme salvatrice percent sous la malice: «La vie, c'est l'ascenseur, les montagnes russes. Y a toujours des barrières pour t'empêcher d'avancer. Moi, les barrières, j'les monte au-dessus !» Bien qu'il affiche la faconde d'un ado, Loïc, 15 ans, traîne son mal-être avec l'obstination des grands blessés. Entre déambulations vaines dans son quartier lensois, une présence épisodique dans sa classe de 3e adaptée et des heures passées devant l'écran, le collégien rumine sa souffrance. Sa parole acérée caracole de bout en bout de ce film troublant.
 
Récit d'une innocence envolée, marquée par l'extrême précarité et le rejet, ce documentaire rare saisit les sursauts de tendresse et les élans d'amour qui servent de béquilles aux plus déshérités. Harcelé, injurié et traité de « pédale » depuis qu'il a révélé son homosexualité, Loïc s'est replié. Choyé par une mère incroyablement dévouée, entouré d'un frère encore protégé par son jeune âge, l'ado aux prunelles gris bleu désarçonne. Malgré la bêtise, le désœuvrement, il avance, bardé d'une étonnante lucidité.
 
Frédéric Brunnquell restitue sa claustration, ses rêves démesurés, son appétit de conquêtes. Comme il avait observé quatre familles paupérisées dans Classes moyennes, des vies sur le fil (2014), le documentaliste enregistre la détresse et le réveil d'une sensibilité qui tente de s'inventer un monde possible. Son regard bienveillant accompagne la mue et la maturité balbutiante d'un môme en train de s'échapper de sa chrysalide. (Télérama)
 
 


Le court du jour / La Semaine des médias - Toujours connectés ?
 
Infos sur Internet : pour le meilleur et pour le pire  FG MITIC 21-31
 
Mercredi 29 mars 2017 à 10:55 sur RTS Un Durée : 3 min

Avec le web 2.0 et l'émergence des réseaux sociaux, l'internaute ne se contente plus d'observer le web, il interagit, crée, commente ; chaque internaute devient ainsi un fournisseur de contenus. L'émulation suscite une nouvelle mobilisation politique, une conscience écologique, l'émergence de l'économie collaborative mais la médaille a son revers ; pluralité des sources, rumeurs, hoax, fakes, théories du complot... qui se propagent presque instantanément. (RTS)
 
  Notre fiche pédagogique sur la série


 
36,9°
 
Mal de dos : on opère trop ; Surdoués, Haut Potentiel de souffrance ?
 
Mercredi 29 mars 2017 à 20:10 sur RTS Un. Durée : 60 min
 
En constatant une augmentation de 80% des opérations de la hernie discale, on s’interroge : pourquoi une telle augmentation, contraire à toutes les recommandations ? Enfants et adultes, ils représentent environ 2% de la population. Des génies ? Pas toujours ! Et leur parcours est jalonné de difficultés et problèmes affectifs.
 
Mal de dos : on opère trop
 
En Suisse, on estime le coût des maux de dos, à plus de quatre milliards de francs par année. C’est près de 2% du PNB ! Un véritable problème de santé publique sur lequel se penche 36,9°. Hernies ou lombalgies, quelles en sont les causes ? Comment les prévenir ou les traiter ? Dans la plupart des cas, une hernie discale se résorbe toute seule. A long terme, une opération offre les mêmes résultats qu’un traitement conservateur et triple les risques de récidive. La chirurgie du dos doit donc rester rare et répondre seulement à des cas biens spécifiques. Comment expliquer dès lors que de 2007 à 2015, en Suisse, on est passé de moins 9’000 opérations de la hernie discale en Suisse à plus de 15'000 ? Plusieurs spécialistes s’expriment et croisent leurs regards sur le thème.
 
Surdoués, Haut Potentiel de souffrance ?
 
On les surnomme « surdoués », « enfants précoces », « zèbres » ou HPI pour haut potentiel intellectuel. Enfants et adultes, ils représentent environ 2% de la population, à l’extrême droite de la courbe du QI, au-delà de 130. On les imagine premiers de classe, rentrant de l’école avec des bonnes notes et le sourire. On les devine ensuite chef d’entreprise, décideur politique, grand professeur ou brillant artiste. Souvent, un peu prétentieux. Détrompez-vous ! La vie des enfants et adultes à « haut potentiel intellectuel » n’est pas toujours un long fleuve tranquille pavé de belles réussites. Au contraire. Hyper intelligent rime souvent avec hyper-stimulé et hypersensible… Il peut y avoir en outre des déséquilibres entre raison et émotion. Une souffrance taboue qu’évoquent plusieurs témoins dans ce reportage éclairant signé Christophe Ungar. (RTS)
 

 
Le Havre
 
Film long métrage d'Aki Kaurismäki (Finlande / Allemagne / France, 2011)
 
Mercredi 29 à 20h55 sur Arte Durée : 90 min.
 
C'était la première fois (avant L'Autre Côté de l'espoir, voir notre fiche pédagogique) que Kaurismäki confrontait son univers de fable à une actualité brûlante : la France des centres de rétention, des clandestins traqués. Tout en restant ce drôle d'artisan, un peu poète, un peu peintre, qui se décale pour dépeindre le monde de manière burlesque. A l'image de son Marcel Marx (André Wilms, auguste), cireur de chaussures qui a l'air de trimballer un chevalet dans son barda. Lui aussi se tient à l'écart, du moins jusqu'à sa rencontre avec Idrissa, gamin en perdition...
 
Le film fleure bon le rétro provincial des années 1950-1960. Un vieux téléphone noir à cadran, une table en formica, une R16, et c'est toute une France oubliée que le cinéaste ressort avec une pointe de mélancolie joueuse. Kaurismäki a trouvé au Havre, ville de la modernité quadrillée, un décor idéal. Il a invité les gars du coin ça ne s'invente pas, ces trognes de Normands pur jus et une légende locale, Roberto Piazza, alias Little Bob, pionnier du rock et du rhythm'n'blues en France. L'Angleterre n'est pas loin, l'Afrique noire et l'Amérique du Sud, non plus. Chansons d'avant guerre, musique gitane, blues, tango : ce métissage rend dérisoire la notion même de nationalité. D'où la fraternité naturelle de citoyen du monde qui anime Marcel et qui se passe d'explication. Avec une morale simple comme bonjour: c'est en aidant les autres qu'il peut nous arriver des choses formidables. (Télérama) 

 
 
Il était une fois…Le Havre
 
Film documentaire d'Alan Smithe et Antoine de Gaudemar (France, 2014)
 
Mercredi 29 à 22h25 sur Arte. Durée : 50 min.
 
C'est l'histoire d'un vieil homme aidant un jeune Africain à gagner l'Angleterre. A l'époque de sa sortie, Le Havre (prix Louis-Delluc 2011) était d'une actualité brûlante. Aujourd'hui, il l'est encore davantage. Tourné dans les décors du film, ce doc se compose d'entretiens avec l'équipe, dont Aki Kaurismäki. Les témoignages, captivants, montrent comment le cinéaste a élaboré une pure fiction, au plus près du conte et le plus loin possible du documentaire: voir la scène superbe de l'ouverture du container, ou apparaissent les migrants dans leurs plus beaux habits. Une fable optimiste qui se déroule dans une cité ouvrière du Havre, monde chaleureux, anachronique et poétique (celui de l'auteur), qui détonne dans une ville à l'architecture froide, moderne et quadrillée. Misant sur le statisme des comédiens, les faisant jouer seuls face à la caméra (même lors des scènes dialoguées, comme l'explique Jean-Pierre Darroussin), Kaurismäki distille une «étrangeté» qui, paradoxalement, sonne juste. En quelques fulgurances, le taciturne Finlandais exprime ici ses idées de mise en scène : «Si un acteur tombe au milieu d'une séquence, ça ne me dérange pas. Mais s'il enlève une syllabe, c'est un péché mortel.» Et des convictions morales fortes : «Aujourd'hui, le cinéma glorifie la violence, je ne veux pas participer à ça. » (Télérama)  
 

 
Ariel
 
Film long métrage d'Aki Kaurismäki (Finlande, 1988)
 
Mercredi 29 à 23h15 sur Arte . Durée : 75 min.
 
Un chômeur quitte le nord de la Finlande pour rejoindre Helsinki. Dépouillé dès son arrivée, il survit de petit boulot en petit boulot. Il tombe amoureux d'une jeune mère célibataire, mais est injustement emprisonné après avoir corrigé son agresseur...Le quatrième film d'Aki Kaurismäki est dédié « au souvenir de la réalité finlandaise». Cette réalité était celle du pays avant la mondialisation, et le cinéaste lui fait des adieux bouleversants dans l'admirable première séquence, récit en quelques plans muets (mais à la bande-son d'une grande richesse) de la fermeture d'une mine de charbon.
 
Dans la (mauvaise) «fiction» qu'est devenue la Finlande au temps du libéralisme, l'Etat providence a disparu au profit d'un Etat policier. Pour s'en sortir, les gens de peu ne peuvent compter que sur la solidarité de sans-grade et sur l'amour. Kaurismäki glisse ainsi du constat documentaire un peu étriqué vers un réalisme poétique ouvert à la comédie noire et à l'appel du large. Il y a des rêves d'Amérique dans Ariel - la Cadillac que conduit le héros, l'évasion et le hold-up mis en scène comme dans les films noirs hollywoodiens, la mélodie du Magicien d'Oz... Mais aussi un cargo symbole de jours meilleurs, illuminé comme le féerique paquebot Rex en partance pour le Nouveau Monde dans Amarcord, de Fellini. Ne ratez pas ce film rare, «aussi sombre et beau qu'un son de septembre», selon son auteur. (Télérama) 
 
 

Le court du jour / La Semaine des médias - Toujours connectés ?

Jamais sans mon mobile ! FG MITIC 21-31
 
Jeudi 30 mars 2017 à 11:00 sur RTS Un Durée : 3min.

Depuis l'iPhone en 2007, le smartphone devient un « complément » de l'être humain, une « prothèse numérique » qui mémorise nos contacts, notre agenda, nos interactions sociales. Ainsi, une nouvelle addiction est-elle identifiée et documentée, la « nomophobie ». Plus d'un utilisateur sur 10 se dit « dépendant » à son mobile alors que nous le consultons 200 fois chaque jour, soit toutes... les 5 minutes. (RTS)
 
  Notre fiche pédagogique sur la série
 
 

Temps présent
 
Une enfance crucifiée
 
Jeudi 30 mars 2017 à 20h10 sur RTS Un Durée : 56 min.
 
Jusqu’en 1981 plus de 100’000 enfants en Suisse ont été placés de force dans des familles ou dans des institutions. Parce que leurs parents étaient trop pauvres ou jugés peu vertueux. Véritable enfer, l’institut Marini, dans le canton de Fribourg, a hébergé des milliers d’enfants. Beaucoup y ont été battus, violés, certains même sont peut-être décédés suite à des mauvais traitements. Temps Présent a enquêté sur cette réalité souvent insoutenable. Car si pendant des années, la souffrance de ces malheureux est restée cachée, aujourd’hui l’Eglise a choisi de faire face à son passé, aussi sombre soit-il, et d’ouvrir les dossiers.
 
Ils s’appellent Michel, Daniel, Bernard, Jean-Louis ou encore Jacques… Ils ont bientôt tous 80 ans et pourtant ils sont encore marqués par leur passage à l’institut Marini. Les coups au quotidien, les humiliations, la peur de s’endormir dans le dortoir car le surveillant venait les chercher pour les violer... Tout est encore présent dans leur mémoire. Pendant des années, ils ont vécu avec cette souffrance enfouie car personne ne voulait les écouter. Mais aujourd’hui, grâce à la persévérance et au combat de l’un d’entre eux, l’évêque Monseigneur Morerod a accepté de regarder le passé en face. Il a mandaté deux historiens pour dépouiller les archives concernant l’institut Marini et  recueillir la parole des témoins encore vivants. Leurs conclusions sont accablantes. Les enfants, qui pour la plupart étaient placés, étaient à la merci des prêtres. Certains même étaient devenus des objets sexuels que se passaient les hommes d’Eglise. Le travail des historiens permet aussi de mesurer toute la stratégie d’occultation de l’Eglise, une institution intouchable dans le canton de Fribourg de l’époque. Il s’écoule toujours dix ans entre les premières dénonciations et les sanctions... quand il y en a ! Car force est de constater que les prêtres pouvaient agir en toute impunité. La punition la plus sévère consistait juste à les déplacer.
 
Temps Présent a eu accès au dossier des enfants de Marini et expose l’ampleur de ce scandale. (RTS) 
 
 
 

Bande de filles
 
Film long métrage de Céline Sciamma (France, 2014)
 
Jeudi 30 mars à 23h40 sur RTS Un Durée : 112 min.
 
 Une bande d'ados noires chahutent dans une cité. Peu à peu, le groupe se disperse, et les filles redeviennent vulnérables, soumises au regard prédateur des mecs... Guerre des sexes, conflits de territoires... : autant d'entraves dont devra s'affranchir Marieme, 16 ans, silhouette féline et nattes africaines. En échec à l'école, elle s'occupe de ses petites sœurs et tente d'éviter les coups du frère aîné. Jusqu'à sa rencontre avec trois filles bagarreuses qui soignent leur style et refusent d'être des épouses cloîtrées trimant comme leurs mères.

Son sujet, la quête de liberté dans un milieu socialement hostile, Céline Sciamma le transcende en pariant sur le style. Elle restitue la complexité d'une réalité peu représentée sans renoncer à la sublimer. Bande de filles est d'abord un film physique. Où les corps, souples et athlétiques, occupent une place de premier plan. L'énergie frondeuse des héroïnes électrise. L'auteur de Naissance des pieuvres et de Tomboy continue d'explorer les vicissitudes de l'adolescence, où les identités s'inventent, parfois dans la douleur. Fidèle à ses thèmes de prédilection, Céline Sciamma l'est aussi à la banlieue. Barres d'immeubles, coursives, amphithéâtres de ­béton : la cinéaste trans­forme ces lieux, qu'une nuit électrique rend méconnaissables. Elle y filme ces jeunes filles comme des pionnières romanesques cherchant, seules, et à la dure, à exister pleinement. (Télérama) 
 
 
 
 

Le court du jour / La Semaine des médias - Toujours connectés ?
 
Réseaux sociaux, une addiction qui paie - FG MITIC 21-31
 
Vendredi 31 mars 2017 à 11:00 sur RTS Un Durée : 3min.
 
Si c'est gratuit, le produit, c'est vous. Analyse de la monétisation des réseaux sociaux, dont l'utilisateur compose la seule valeur. On estime ainsi que, sur Facebook, chaque membre « vaut » en moyenne 200$, dont chacune des données transmises au réseau sera exploitée financièrement. Ainsi, les réseaux vont tout faire pour fidéliser leurs membres, les rendre toujours plus actifs, toujours plus accros et donc... toujours plus rentables. (RTS) 
 
  Notre fiche pédagogique sur la série
 
 
 

Thalassa
 
Santé, nourriture, habitat : les promesses de l'océan - FG 36-37 Interdépendances
 
Vendredi 31 mars 2017 à 20h55 sur France 3 Durée : 110 min.
 
Et si l'avenir de l'humanité se jouait dans les fonds marins ? Telle est l'hypothèse du magazine, qui propose quatre reportages sur les plages et dans les profondeurs des océans. Dans ces espaces se cachent des trésors encore inexploités (ou très peu) et qui pourraient répondre à l'essentiel des besoins des hommes en énergie, nourriture, santé, logement... Ainsi cette île artificielle créée au Mexique avec quelque cent soixante mille bouteilles en plastique de récupération fait-elle rêver. L'on découvrira aussi les prouesses du krill, une minuscule crevette rose vivant au fond de l'Antarctique et présentée comme le nouveau remède-contre les pathologies cardio-vasculaires grâce aux antioxydants qu'elle contient. De même, l'arénicole, un ver marin, serait, dans l'avenir, la solution à la pénurie actuelle de sang dans le monde.
 
Captivant, ce numéro laisse entrevoir l'espoir face à une brûlante question d'actualité. La raréfaction des matières premières sur terre trouverait donc une solution dans la mer, où il resterait encore près de cinquante millions d'espèces inexploitées. Mais ces nouvelles ressources résisteront-elles à la voracité des humains? Comme une mise en garde ou une piste de réflexion, le magazine avertit que «si jamais il y a exploitation un jour, elle doit être raisonnée afin qu'on ne fasse pas les mêmes erreurs que sur terre». (Télérama) 





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