TV : émissions recommandées

Sols contaminés : des plantes à la rescousse

Film documentaire de Till Krause, Klaus Uhrig (Allemagne, 2016)
Le 21.01.2017 à 22h35 sur Durée: 52 minutes
Certaines plantes ont cette capacité déconcertante de pomper les métaux lourds concentrés dans les sols et de les stocker dans leurs tissus. On les nomme les « hyperaccumulateurs». Et ils font saliver de plus en plus de monde, écologistes, scientifiques et industriels confondus. Car il s'agit d'en faire une armée de petits ouvriers chargés d'aider à dépolluer les sols contaminés par diverses activités industrielles, et en particulier les sites d'extractions de minerais. C'est déjà le cas en Nouvelle-Calédonie, par exemple, où les mines de nickel font des ravages.

Ce documentaire nous entraîne de l'Australie à la France, en passant par l'Albanie et l'Allemagne, en compagnie de biologistes qui arpentent non des forêts luxuriantes mais des terrils et des carrières. Et de chercheurs qui, dans leurs laboratoires, essayent de mieux exploiter ces plantes précieuses. Car lorsque la concentration de métaux dans les hyperaccumulateurs est forte, il peut être rentable d'en extraire les métaux pour les transformer et les commercialiser. Certes le processus, complexe (il faut récolter la plante, la sécher, la broyer, la réduire en cendres avant de fabriquer les composés), n'est pas en mesure de concurrencer les techniques traditionnelles d'extraction de minerais. Mais une révolution scientifique serait en marche, assurent les auteurs de ce film fort instructif. (Télérama)


Jérôme Bosch, le diable aux ailes d'ange

Film documentaire de Nathalie Plicot, Eve Ramboz (France, 2016)
Le 22.01.2017 à 09h25 sur Durée: 60 minutes
Si Le Jardin des délices est l'un des tableaux les plus célèbres de Jérôme Bosch, son titre conviendrait à merveille à cette évocation du plus énigmatique des peintres. Les créatures grouillant dans ses œuvres s'animent avec une telle subtilité que nous avons l'impression que c'est notre regard, notre imagination, qui les met en branle, accompagnées par des musiques à l'unisson des zooms portés intelligemment sur certains symboles. Religieux, d'abord. Par exemple, chez l'artiste, d'une piété rigoureuse, le poisson représente le Christ sauveur, et le chardonneret, sa passion ; le hibou, tapi dans l'obscurité, scrute notre inconscient.

Contempteur à l'humour grinçant des péchés quotidiens auxquels nous sommes soumis et des débauches d'un clergé indigne, Jérôme Bosch ne quitta jamais Bois-le-Duc. Le monde vint à lui. Il intègre ainsi dans son univers l'humanisme d'Erasme, les tortures effroyables de l'Inquisition, la menace islamique après la chute de Constantinople, la révolution copernicienne... Philippe II d'Espagne lui commande cinq tableaux sur les vingt-six connus, et Philippe le Beau, fondateur de la dynastie de Habsbourg, paya d'avance, geste incroyable pour l'époque, les panneaux du Jugement dernier. Quel joyeux sabbat ! Le Mal cheminant constamment au bras du Bien ! Le mysticisme et la pornographie communiant dans la même énergie ! Comme dans Le Jardin des délices, nous dit Reindert Falkenburg, professeur d'histoire de l'art, nous invitant à lire cette saga comme on le ferait d'une série télé. Une heure de régal. (Télérama)


Le Parrain

Film long métrage de Francis Ford Coppola (USA, 1972)
Le 22.01.2017 à 20h45 sur Durée: 170 minutes
Ce n'est pas un film de gangsters. Du best-seller complaisant de Mario Puzo sur un chef mafieux, Coppola a tiré une tragédie familiale. La Mafia n'est qu'un prétexte pour faire entrer la violence, le crime et la trahison dans l'histoire de cette famille. Le personnage principal n'est pas Marlon Brando, qui disparaît presque totalement au quart du film, mais un quasi-débutant nommé Al Pacino. Le Parrain, ou l'histoire tragique de Michael Corleone, fils de Vito. S'il réprouve d'abord les pratiques criminelles de sa famille, il sera amené, mû par un destin inexorable, à prendre la place de son père, renonçant ainsi à tous ses idéaux.

L'aptitude du jeune Coppola à s'entourer de collaborateurs d'exception et son sens aigu du casting laissent toujours admiratif. Surtout en ce début des années 70, où le monde artistique n'aspire qu'aux expérimentations de toutes sortes, le cinéaste a l'intelligence du classicisme. Sa mise en scène reste un modèle de précision et d'évidence. (Télérama)


Histoire vivante

Les colons
Film documentaire en deux parties de Shimon Dotan (Canada/Israël, 2016)
Le 22.01.2017 à 21h00 sur Durée: 105 minutes
Ce film en deux parties reprend depuis ses origines l’histoire des colons israéliens de Cisjordanie. Peu après la Guerre des six jours, en 1967, une poignée de fous de Dieu s’installe à Hébron avec l’aval implicite du gouvernement. Depuis, les colonies prolifèrent dans les territoires et empêchent le règlement du conflit.

Une exploration en profondeur de l'histoire des communautés de colons, qui exercent une influence déterminante et controversée sur l’avenir de l’Etat d’Israël.

Premier volet : La Prophétie (52min)
Plus de quatre mille, en 1977, près de quatre cent mille aujourd'hui : les colons sont devenus incontournables, autant par leur implantation territoriale croissant que par leur impact idéologique et politique sur la société israélienne. En 1967, la victoire d'Israël lors de la Guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la Judée-Samarie biblique.

Certains, comme Hanan Porat (inspirateur des colonies), rétablissent le kibboutzim de leurs parents, évacués lors de la guerre d'indépendance de 1948; d'autres, comme les disciples du grand rabbin Kook, voient dans le succès militaire un signe de Dieu appelant à une mission divine.
Malgré les réticences du pouvoir en place, Naplouse, Hébron et Jéricho deviennent des villes à investir pour ceux qui se définissent comme des néopionniers. Sous l'impulsion du mouvement populiste Gush Emunim, le gouvernement comprendra vite son intérêt à implanter des colonies militarisées au sein même des territoires palestiniens...

En 2016, la colonisation a pris des proportions si vertigineuses qu'elle conditionne littéralement la politique et l'identité d'Israël…

Deuxième volet : La Rédemption (52min)
Lorsque démocratie et judaïsme s'affrontent, c'est le judaïsme qui doit l'emporter, tel est le credo des colons les plus radicaux dans cette seconde partie du documentaire. Et de fait, aucun gouvernement ne souhaite ou n’ose s’opposer à l’occupation rampante de la Cisjordanie, qui conduit le pays vers l’apartheid. (RTS)


C'était hier

Film documentaire de Jacqueline Veuve (Suisse, 2009)
Le 22.01.2017 à 22h50 sur Durée: 90 minutes
Eté 1937, Jacqueline Veuve, encore petite fille, regarde passer les cyclistes du Tour de Suisse dans sa commune de Lucens. Les enfants de l'époque s'en souviennent. Avec leurs récits, c'est tout le monde ouvrier de ce village qui refait surface devant la caméra de la documentariste vaudoise. (RTS)

  Fiche pédagogique e-media


T.T.C.

Bientôt tous chinois ?
Le 23.01.2017 à 20h10 sur Durée: 27 minutes
Corum, Eterna, Syngenta, Swissmetal... Les acquisitions de sociétés suisses par des groupes chinois s'accélèrent. Rien ne semble freiner les appétits chinois, de la fabrique horlogère familiale au mastodonte de la chimie ou de la métallurgie, en Suisse mais aussi partout en Europe. Dans le prestigieux vignoble bordelais, déjà 170 châteaux sont passés en mains chinoises. Et ce n'est que le début. Que change la gestion par les Chinois ? Quels sont les premiers bilans ? TTC a enquêté du Jura bernois aux vignes bordelaises. (RTS)

Chronique vigneronne

Film documentaire de Jacqueline Veuve (Suisse, 1999)
Le 23.01.2017 à 20h40 sur Durée: 83 minutes
Trois générations de vignerons-encaveurs, les Potterat, installés à Cully, perpétuent la tradition qui fait la renommée des cépages suisses. Malgré l'évolution des techniques de la culture du raisin, les Potterat restent fidèles aux anciennes méthodes, plus à cause de la difficulté d'introduire une forte mécanisation dans leurs parcelles trop petites que par la volonté réelle de conserver les techniques ancestrales. Grâce à ces artisans de la vigne, amoureux de la nature, survivent et prospèrent sur les côteaux suisses les petits vignobles tant appréciés des amateurs de bon vin. (Télérama)

Le monde sous les bombes

Film documentaire de Fabrice Salinié et Emmanuel Blanchard (France, 2016)
Le 23.01.2017 à 20h55 sur Durée: 95 minutes
En 2014, les documentaristes Emmanuel Blanchard et Fabrice Salinié se penchaient sur les «gangsters de l'air» anglo-saxons, dont les bombardements sur la France firent près de soixante mille morts lors de la Seconde Guerre mondiale (La France sous les bombes alliées). Avec ce documentaire captivant, ils élargissent aujourd'hui leur champ d'études, en analysant l'histoire mondiale des bombardements aériens, depuis les premiers essais en Libye, en 1911, jusqu'à la persistance actuelle de cette croyance en une victoire par les airs, facile et « propre ».

Nourri exclusivement d'archives (colorisées et sonorisées), le film se concentre notamment sur le programme de destruction appliqué par le IIIe Reich, qui visa notamment Varsovie (en 1939). Rotterdam (en 1940) et Londres, et la réplique des Alliés, à partir de 1942. Du ciblage d'installations stratégiques à l'éradication pure et simple de villes entières, de la menace psychologique des raids aériens aux cent mille morts de Tokyo, c'est la même dérive qui est pointée du doigt. Celle, poussée par l'industrie militaire, qui soutient que seuls des milliers de tonnes de bombes peuvent mettre à genoux un pays - une logique remise en cause par les chiffres (malgré les bombardements, la production allemande n'a jamais cessé d'augmenter) et l'Histoire. Ainsi, le documentaire démonte la croyance si répandue selon la laquelle seule l'utilisation de la bombe atomique sur le Japon pouvait mettre fin à sa folie guerrière. (Télérama)


A bon entendeur

Objets connectés: vous êtes surveillés !
Le 24.01.2017 à 20h15 sur Durée: 40 minutes
On nous prédit qu’ils seront omniprésents à l’avenir, les objets connectés sont déjà de plus en plus présents dans notre vie. La montre qui compte nos pas, le miroir et la machine à café connectés, le trackeur pour chien ou le frigo qui nous dit ce qu’il faut acheter, les appareils intelligents font presque tout et produisent une masse énorme de données. Utiles ou pas, telle est la question ! L’Internet des objets s’est mis au service de la maison, de notre confort. La domotique peut aussi améliorer la vie des personnes âgées. Comment ça marche, quelles sont les failles de sécurité de ces objets connectés et comment s’en prémunir ? Enquête d’A Bon Entendeur au cœur de cette nouvelle technologie. (RTS)

 


Beate et Serge Klarsfeld

Film documentaire de Wolfgang Schoen (Allemagne, 2016)
Le 24.01.2017 à 20h50 sur Durée: 105 minutes
Le combat d'une vie
Béate et Serge Klarsfeld, respectivement âgés de 77 et 81 ans, se rendent encore presque chaque jour dans les bureaux parisiens qui abritent l'œuvre de leur vie : d'innombrables dossiers sur les criminels nazis et les victimes de la Shoah. "Je mourrai avant de prendre ma retraite", promet Serge Klarsfeld.

Comme beaucoup de documentaires l'ont déjà fait, ce film retrace leur lutte acharnée, de leur rencontre en 1960 à la condamnation d'Alain Soral pour apologie de crimes de guerre et contre l'humanité, en avril dernier. Malheureusement, le regard du couple sur l'antisémitisme, le racisme et les moyens de les combattre aujourd'hui n'est pas exploré plus avant. Le récit, construit autour du témoignage des Klarsfeld, de quelques-uns de leurs proches et de nombreuses images d'archives, éclaire toutefois soigneusement leurs méthodes d'action et leurs principaux accomplissements. Il parvient aussi à exprimer l'attachement viscéral du couple et de leurs compagnons de route, militants et survivants, à toute trace existante des victimes, ainsi que leur inextinguible émotion face à la barbarie, dans des scènes particulièrement touchantes. (Télérama)


Sauvés par des Justes

Film documentaire de Christian Frey (Allemagne, 2016)
Le 24.01.2017 à 21h45 sur Durée: 52 minutes
Gros plan sur l'action des Justes pendant la Seconde Guerre mondiale, héros ordinaires au rôle majeur, luttant face à la peur et contre le désespoir. (Télérama)

Sauver Auschwitz ?

Film documentaire de Jonathan Hayoun (France, 2016)
Le 24.01.2017 à 22h40 sur Durée: 60 minutes
Que faire d'Auschwitz? La question s'est posée dès le lendemain de sa libération, d'aucuns préconisant la préservation du site, d'autres sa destruction, arguant de l'impossibilité d'appréhender l'ampleur de la barbarie nazie à travers la visite de ce lieu déserté. Rapidement investi par des pilleurs et défendu tant bien que mal par d'anciens déportés, Auschwitz devint musée d'Etat en 1947. Mais, moins préoccupé d'histoire que de propagande soviétique, le régime polonais a eu tôt fait de l'exploiter à des fins idéologiques, allant jusqu'à passer sous silence la judéité de ses victimes.

Avec une rigueur et un sens synthétique affirmés, Jonathan Hayoun retrace l'histoire du site, pointant les instrumentalisations communistes, mais aussi catholiques, dont il a fait l'objet.

Evoquant son accession à un statut emblématique comme l'acharnement des négationnistes à réfuter son caractère d'usine de mort. S'intéressant aussi aux dommages du tourisme dans ce musée comptant parmi les plus visités d'Europe. Exposant enfin la difficile conciliation d'intérêts mémoriels ou historiques avec ceux, plus prosaïques, des riverains d'Auschwitz et de municipalités promptes à rappeler par la voix du maire actuel de Birkenau que le temps de l'occupation hitlérienne est passée, au regard des siècles, « comme un battement de cils». L'étendue des considérations brassées par Sauver Auschwitz ? fait la qualité de ce documentaire. Sa limite aussi, tant chacune mériterait des développements que son format ne permet pas. (Télérama)


Images de la libération des camps

Chronique d'un film inachevé
Film documentaire de André Singer (GB, 2014)
Le 24.01.2017 à 23h40 sur Durée: 75 minutes
Autour d'un documentaire sur les camps de concentration, tourné en 1944-1945 par les opérateurs des armées alliées puis enterré pour raisons politiques, un inoubliable voyage dans le temps à la rencontre des vivants et des morts.

Au printemps 1945, à Londres, le producteur Sidney Bernstein découvre les premières images tournées à Bergen-Belsen par l'armée britannique lors de la libération du camp. Des informations ont déjà filtré sur la politique d'extermination nazie, mais cet immense charnier à ciel ouvert, filmé par de jeunes opérateurs qui, soixante-dix ans plus tard, pleurent encore à ce souvenir, en révèle aux Alliés l'insoutenable réalité. Bernstein propose à son gouvernement de réaliser un documentaire pour établir "à jamais" la vérité des faits, à partir des rushes que les troupes alliées transmettront au fil de leur avancée. Il réunit une équipe chevronnée de monteurs, que son ami Alfred Hitchcock viendra superviser en juin, et confie l'écriture du commentaire à un journaliste réputé.

"Plongée dans les ténèbres"
Intitulé "German concentration camps factual survey", ce film de portée universelle doit obliger les Allemands à comprendre l'ampleur du crime perpétré en leur nom, mais il est destiné aussi à éduquer les générations futures, afin de préserver le monde d'une nouvelle "plongée dans les ténèbres". Les Soviétiques, qui les premiers ont pénétré dans un camp de la mort – Majdanek, en juillet 1944 –, parviennent à Auschwitz au cœur de l'hiver, le 27 janvier 1945, et les images qu'ils en transmettent, en dehors d'une saisissante séquence d'assaut camouflée de blanc, s'avéreront être des reconstitutions, tournées avec certains des rescapés. Trois mois plus tard, quatre heures de négatif film parviennent aux monteurs, à Londres, étiquetées d'un mot qu'ils ne comprennent pas, "Dachau", et qui les marqueront à jamais.

Après la défaite du nazisme, le 8 mai 1945, le projet, pourtant presque achevé, va être abandonné : les Britanniques, qui cherchent à empêcher l'afflux de réfugiés juifs en Palestine, mais aussi au Royaume-Uni, craignent que l'opinion ne se mobilise en leur faveur ; et soucieux de se concilier la population allemande face à la menace soviétique, ils se refusent à la "culpabiliser" davantage.

Dignité
C'est en même temps cette œuvre tombée dans l'oubli et l'histoire terrible qu'elle raconte qu'André Singer restitue au fil d'un récit plein d'émotion. Les images du film, inédites pour la plupart, sont commentées non seulement par les opérateurs qui les ont tournées, mais aussi par certains des rescapés qui y figurent. Plus de soixante-dix ans après, leur dignité offre un puissant antidote à l'horreur dont témoignent les images. Fidèle à l'humanisme qui inspirait Sidney Bernstein et son équipe, André Singer montre de front des plans extrêmement durs sans flatter le voyeurisme du spectateur. Dans les dernières images, qui devaient aussi clore le film inachevé, les Britanniques font défiler une foule de civils allemands devant les cadavres gelés de déportés assassinés, alignés le long d'une petite route de campagne. Cette longue séquence produit l'effet inverse des images choc qui colportent la violence en quelques secondes sur Internet, comme si ce long cortège funèbre adressait à la fois aux morts et aux vivants un message de pitié et de paix. (Arte)

Falò

Industrie du futur, bénéfice aujourd'hui
(Suisse italienne - 2014)
Le 25.01.2017 à 13h55 sur Durée: 27 minutes
Banques, montres et chocolat. Voici l'image de l'économie suisse selon les clichés habituels. Comme c'est souvent le cas, ce n'est qu'un lieu commun avec bien peu de fondement. La Suisse est en effet un des principaux pays industriels du monde. (RTS)

 


C'était mieux avant ?

Le futur n’est plus ce qu’il était…
Le 25.01.2017 à 20h05 sur Durée: 70 minutes
On dit souvent, aujourd’hui, que l'avenir est sombre mais comment voyait-on le futur il y a 30 ou 50 ans ? Était-on vraiment plus optimiste à la fin des Trente Glorieuses ? Réponses contrastées avec des archives inédites, des films de science-fiction suisse et la découverte d’un appartement de 2050.

Eric Burnand et son équipe offrent un bel épilogue à C’était mieux avant ? en questionnant notre vision de l’avenir, au gré des époques. Dérives scientifiques, totalitarisme, bombe atomique, catastrophes écologiques… à chaque génération, ses peurs mais aussi ses espoirs.

Grâce aux archives de la RTS, nous allons voir à quoi ressemblaient les rêves, les angoisses et les projections des ados d’une classe romande en 1985. Leur souci no 1 : trouver du travail. En résonnance, les témoignages de jeunes d’aujourd’hui : les musiciens du groupe rétro-futuriste Magical Naked. L’évolution vertigineuse des nouvelles technologies les préoccupent tout particulièrement. 

Regards croisés, aussi, sur les films de science-fiction suisses dont SOS Terre (1966), un feuilleton d'anticipation en attendant le départ d'Apollon XI ainsi que Swiss made 2069 réalisé par Fredi Murer en 1969. Marc Atallah, le directeur de la Maison d’ailleurs à Yverdon met en perspective ces fictions. « Notre futur n’est pas autre chose que la conséquence de ce qui est déjà là », relève ce dernier.

Dans une reconstitution nous allons découvrir à quoi ressemblera la maison du futur avec la domotique. Le jeune humoriste Jessie Kobel, 23 ans et le comédien Samy Benjamin, 82 ans, ne savent pas ce qui les attend !

Impossible d’évoquer l’avenir sans parler des voyants, pros de la cartomancie et autres médiums… On tend alors une oreille attentive aux prédictions de Julien Bragoni qui pratique la voyance depuis 25 ans.

Sur le plateau d’Eric Burnand
Thierry Keller, futurologue, rédacteur en chef du magazine Uzbek & Rica qui explore le futur
Fanny Goy, qui avait été interrogée en 1985 par la TSR lorsqu’elle avait 18 ans et qu’elle voyait son avenir en noir. (RTS)

 


Temps présent

Paysans en détresse
Un reportage de Maria Pia Mascaro et Alexandre Stern
Le 26.01.2017 à 20h15 sur Durée: 55 minutes
Le tabou est brisé : des paysans se suicident dans les campagnes suisses. Huit, rien que dans le canton de Vaud en 2016. Leurs familles sortent du silence pour dénoncer des conditions de travail intenables. Le prix des denrées alimentaires s’effondre en même temps que les normes de production se durcissent. Pour s’adapter et rester compétitifs, les agriculteurs doivent accélérer la cadence et pour beaucoup, se surendetter. Un cercle vicieux qui ne fait qu’augmenter les situations de détresse.

Le suicide d’un paysan de 37 ans en avril 2016 à Puidoux a bouleversé tout le canton de Vaud. Sa famille, mais aussi des amis et collègues, ont voulu témoigner pour dénoncer la détresse cachée qui étreint de nombreuses familles paysannes en Suisse. Dans ce milieu de taiseux, où l’on cache ses souffrances, souvent par fierté, parfois par honte, parler et dénoncer ouvertement les conditions de production agricoles est un véritable acte de défiance. Dans le sillage de cette famille, d’autres ont également accepté de témoigner pour Temps Présent.

Le canton de Vaud, pionnier en Suisse, commence à mesurer la gravité de la situation. Dans ce seul canton, 8 paysans se sont suicidés en 2016. Un aumônier y a été nommé pour répondre en urgence à ces hommes et femmes en détresse pour éviter d’autres drames. Mais au-delà de ce constat, c’est toute la production agricole qui doit être repensée, en particulier la valorisation des produits de la terre. Et ce chemin paraît encore long. (RTS)


Cheveux en bataille

Film documentaire de Marc-Aurèle Vecchione (France, 2014)
Le 27.01.2017 à 22h20 sur Durée: 55 minutes
Le cheveu, travaillé, coiffé, peut «faire de nous des séducteurs, des employés modèles et surtout des rebelles»...Reflet intime d'un état d'esprit et d'une personnalité, la coiffure arbore aussi une dimension politique. Dans le monde occidental, les premiers rebelles contre l'ordre établi, ce sont ces Américains qui, dans les années 1950, osent la banane lustrée. Archives à l'appui, le film décline les styles capillaires liés à tous les grands mouvements de contre-culture: des coupes afro des Black Panthers aux cheveux longs «laissés en liberté» des hippies, en passant par les punks anglais ou les dreadlocks des rastas.

Aujourd'hui, même si la bataille des cheveux a intégré un côté ludique, coiffeurs, créateurs et personnalités continuent d'explorer le champ des possibles pour mieux faire passer leurs messages c'est le cas de l'icône transgenre Mykki Blanco, qui milite pour les droits LGBT. Après une petite visite au Tokyo Rockabilly Club, ou chez les coiffeurs de légende de New York, les créations plastiques 100% kératine du Bordelais Charlie Le Mindu ouvrent la voie : la haute coiffure est née, en France! Des audaces décoiffantes. (Télérama)


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