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Sélection TV

 Jean Rouch en Afrique, l'homme à la caméra de contact

Film documentaire d'Idriss Diabaté (France, 2017)

Mercredi 6 décembre 2017 à 21h00 sur  Durée : 60 min  FG 31

Carrelée comme une salle de bains, la tombe qu’il occupe au cimetière de Niamey est des plus modestes. « Ici repose Jean Rouch/31-05-1917/18-02-2004 », mentionne un panonceau planté dans la terre rouge, à deux pas de l’ancien bâtiment du ministère des Travaux publics pour lequel il travailla dès son arrivée au Niger, en 1941.

Le plus africain de nos cinéastes serait aujourd’hui centenaire. Les commémorations initiées dans le cadre de cet anniversaire ont inspiré à l’Ivoirien Idriss Diabaté ce bel hommage qui réunit, outre des extraits de films parmi les plus fameux, des témoignages chaleureux et instructifs d’hommes et de femmes qui travaillèrent avec lui et des rushs de Rouch et sa caméra, tourné en 1977 par le Néerlandais Philo Bregstein.

S’il se révèle particulièrement riche en anecdotes, en « grain à moudre », en matière grise, Jean Rouch en Afrique, l’homme à la caméra de contact se distingue aussi par l’allégresse de son ton, faisant preuve par moments d’une drôlerie qui obéit fort à propos au principe de « ciné plaisir » cher au cœur de ce diable de Rouch. (Télérama)




Temps présent
A l'école de la prostitution

Jeudi 7 décembre 2017 à 20h15 sur     Durée : 55 min  FG 32

On l’a longtemps assimilé à une rumeur urbaine : des collégiennes, d’à peine 15 ans, qui se prostituent pour un téléphone portable, un McDo ou quelques fringues. Océane, Léa, Inès, ont toutes décroché de l’école et font des passes pour 300 euros. Pour les parents, un cauchemar permanent, et une obsession : les sortir du tapin. Mais ils sont souvent seuls dans leur combat car la police et les juges n’en ont pas fait leur priorité. Le plus troublant c’est que ces jeunes filles sont consentantes et pour la plupart elles assument leur choix.

Elles ont commencé en postant des photos d’elles en petite tenue sur les réseaux sociaux, ou avec une copine un peu délurée et toxique. Ou simplement en tombant amoureuses d’un prédateur, qui leur a fait croire qu’aimer, forcément, c’est coucher. Puis l’engrenage. L’attrait de l’argent, de la liberté et la fugue.

Selon une experte, la prostitution toucherait entre 5’000 et 8’000 collégiennes en France, pour certaines dès l’âge de 13 ans. Le plus choquant, c’est que la plupart de ces très jeunes filles ont choisi de perdre leur innocence de leur plein gré. Elles montent elles même leur réseau de clients et n’ont pas besoin de souteneurs. Tout au plus, des garçons de leur âge, pour louer un Airbnb et monter la garde devant la porte. (RTS)




Le Fils de Saul 

Film long métrage de Laszlo Nemes (Hongrie, 2015)

Jeudi 7 décembre 2017 à 23h50 sur     Durée : 105 min SHS 32 - FG 31

Saul est un prisonnier juif d'Auschwitz affecté aux Sonderkommandos, groupes de forçats en sursis contraints de conduire les nouveaux arrivants à la chambre à gaz puis de transporter leurs cadavres aux fours crématoires. En découvrant un enfant agonisant, il affirme qu'il s'agit de son fils et, quand celui-ci finit par expirer, s'obstine à trouver un rabbin pour dire une prière. Il y a donc une double fiction (celle du film et celle, peut-être, du personnage) au sein même de ce réel des camps réputé irreprésentable — se souvenir des polémiques virulentes à propos de Kapo (1961), de Gillo Pontecorvo, La Liste de Schindler (1993), de Steven Spielberg, ou La vie est belle (1997), de Roberto Benigni.

Le parti pris de László Nemes consiste à éviter de mettre en scène frontalement l'horreur : il filme avant tout le visage de son personnage en gros plan. C'est dans le hors champ que l'enfer se déchaîne, suggéré par une bande-son peuplée de gémissements et de bruits de coups.

En se tenant scrupuleusement à ce procédé jusqu'aux ultimes secondes, Nemes réalise un travail avant tout irréprochable. C'est à la fois sa prouesse et sa limite. Car Le Fils de Saul renvoie chaque spectateur à ses propres contradictions. A son désir, malgré tout, de regarder ce qui ne peut sans doute être vu qu'à travers quatre photos floues prises secrètement à Auschwitz-Birkenau en 1944 (et évoquées dans le film) par un certain Alex, Juif grec mort dans le camp, témoignage dérisoire et majeur qui ne montre presque rien et dit absolument tout. (Télérama)

  Fiche pédagogique e-media 




Le sculpteur César : l'art et la matière

Film documentaire de Sandra Paugam (France, 2017)

Dimanche 10 décembre 2017 à 9h25 sur     Durée : 60 min  A34 AV

Artiste de génie, César a exploité les techniques de son temps et bousculé le monde de la sculpture, utilisant ferraille, compression et mousses expansives. (Télérama)



Histoire vivante

Tuez Kadhafi !

Film documentaire de Jacques Charmelot (France, 2017)

Dimanche 10 décembre 2017 à 22h50 sur   Durée : 55 min  SHS 31

L’intervention militaire en Libye conduite par Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama en 2011 s’inscrit dans la stratégie de changement de régime dans le monde arabo-musulman décidée par les Etats-Unis après les attaques terroristes de septembre 2001. Retour sur les prétextes qui ont permis de justifier le déclenchement des hostilités contre Mouammar Kadhafi et l’élimination d’un dictateur devenu encombrant.

 Le 20 octobre 2011, le colonel Kadhafi est tué dans le désert alors qu'il tentait de fuir. Son peuple est "libéré" par l'Europe, les USA, des pays arabes... qui se sont mobilisés pour prévenir une tragédie perpétrée par un tyran instable. Mais la vérité compromet largement la version officielle.


Découvrez comment une campagne militaire en Libye, dont Messieurs Sarkozy, Cameron et Obama se sont fait un moment le porte-drapeau, est en réalité un maillon crucial de la stratégie de changement de régime dans le monde arabo-musulman, décidée par les Etats-Unis depuis les attaques terroristes de septembre 2001.
Tuez Kadhafi ! revient sur les mensonges qui ont permis de justifier le déclenchement des hostilités contre Mouammar Kadhafi. (RTS)




T.T.C (Toutes taxes comprises)

C'est mon métier

Lundi 11 décembre 2017 à 20h10 sur   Durée : 27 min  FG33 

Au moment où la digitalisation, l'uberisation, la robotisation sont en train de bouleverser notre rapport au travail, TTC lance une nouvelle rubrique consacrée aux métiers. C'est mon métier puise dans les images d'archives et réunit chaque fois un jeune et un senior qui expliqueront comment le métier a évolué, ses outils, le salaire, la réputation… (RTS)




Giovanni Segantini, magie de la lumière

Film documentaire de Christian Labhart (Suisse, 2014)

Lundi 11 décembre 2017 à 20h30 sur   Durée : 53 min  A34 AV

Jean-Luc Bideau et Marthe Keller racontent la destinée de Giovanni Segantini, artiste-peintre, anarchiste, marginal et apatride. Les tableaux du peintre italien montrent des personnages modestes, fatigués dans les paysages lumineux des Alpes grisonnes. Segantini meurt en 1899 dans une cabane de l’Engadine, privé des soins qui auraient pu le sauver.

 Artiste marginal et sans-papiers : Giovanni Segantini créa, la plupart du temps en plein air, des œuvres monumentales représentant la nature idéalisée des paysages de haute montagne.

Tout au long de sa vie, il n’a cessé de grimper toujours plus haut à la recherche de la lumière. Il est mort à 41 ans dans un refuge alpin de l’Engadine, à 2700 m d’altitude.

Ce film laisse entrapercevoir son enfance et sa jeunesse difficiles, nous invite à participer aux mouvements intérieurs qu’il ressent et aux crises d’inspiration qu’il traverse… mais aussi à sa lutte désespérée contre la mort. (RTS)

 






Keeper

Film long-métrage de Guillaume Senez (France / Suisse / Belgique, 2016)

Mardi 12 décembre 2017 à 21h00 sur   Durée : 105 min  FG 31 - 32 - 38

On peut être sérieux à 15 ans. Mélanie et Maxime ont encore un visage d'enfant, mais ils sont amoureux, comme des grands. Quand elle tombe enceinte, il la convainc de garder l'enfant...

 C'est un premier film, mais d'une maturité étonnante dans la complexité de ses personnages comme dans sa mise en scène sur le vif. Guillaume Senez désamorce les clichés sur les adolescents. Belle idée de faire de Maxime un gardien de but : dans une équipe de foot, le « keeper » est le poste le plus ingrat, où l'on se retrouve parfois lâché par ses défenseurs face aux attaquants adverses. Cette impuissance sportive renvoie à l'incapacité du futur père à maîtriser la grossesse de sa compagne. Mais, dans le même temps, l'apprentissage du métier de footballeur l'oblige à être plus mûr que ses semblables.


 Kacey Mottet Klein, que l'on a vu grandir à l'écran dans les films d'Ursula Meier (Home, L'Enfant d'en haut), incarne avec justesse toutes les contradictions de l'adolescence. Il suffit d'un plan pour que, face aux réactions imprévisibles de Mélanie (la formidable Galatéa Bellugi), l'adulte précoce redevienne un petit garçon perdu. (Télérama) 

  Fiche pédagogique e-media




L'enfant d'en-haut

Film long-métrage d'Ursula Meier (France / Suisse, 2012)

Mardi 12 décembre 2017 à 23h30 sur   Durée : 90 min  FG 31 - 32 - 38

Simon, 13 ans, forme un drôle de couple avec sa soeur. Les parents sont absents, Louise travaille quand ça lui chante, et préfère se reposer sur son cadet débrouillard. Tous les matins, ­Simon quitte son fond de vallée et prend le téléphérique pour rejoindre un monde meilleur : celui des riches touristes qui skient. Le soir, il redescend les poches pleines de tout ce qu'il a pu piquer là-haut.

 Pour incarner son petit voleur, Ursula Meier a retrouvé le comédien de son premier film, Home. Et ne le lâche pas, fascinée par l'ambiguïté que Kacey Mottet-Klein parvient à insuffler à son personnage. Un ado au regard dur. Un garçon fragile, aussi, en quête d'affection. On pense à Cyril, « le gamin au vélo » des Dardenne, à la ­recherche d'un amour paternel. La jeune réalisatrice suisse rejoint ses aînés dans le ­refus de toute explication psychologique, dans l'énergie à saisir les affrontements physiques au plus près du corps. Mais elle échappe aux pièges du naturalisme social par d'autres moyens que les deux cinéastes belges. Dans ses films, le conte trouble toujours la surface du réel — Simon ressemble à un Petit Poucet des alpages. Constamment, la mise en scène aiguisée crée l'inattendu : Ursula Meier cadre la montagne en plans serrés, comme un monde étouffant, alors que le paysage d'« en bas » est, lui, filmé en plans larges. Et le décor de la vallée, avec ses friches industrielles et sa tour HLM, devient presque irréel... (Télérama)

 

  Fiche pédagogique e-media






Jusqu'à la dernière goutte

Film documentaire de Yorgos Avgeropoulos (France / Grèce, 2017)

Mardi 12 décembre 2017 à 23h35 sur   Durée : 55 min  SHS 31

Partout dans le monde, la privatisation de l'eau a échoué et nombreuses sont les villes, notamment en France et en Allemagne, qui ont préféré se réapproprier sa gestion. Pourtant, dans une Europe du Sud en crise, les opérateurs publics sont menacés de se la voir retirer. Pourquoi les élites bruxelloises incitent-elles ces pays à privatiser leurs services de distribution et de recyclage de l'eau ? Entre politiques d'austérité et lobbying auprès de l'Union européenne, les circuits de l'eau en Europe semblent s'accorder avec ceux du capital. Les citoyens, cependant, sont confrontés à une question cruciale, à laquelle les institutions européennes n'ont pas encore apporté de réponse claire : l'eau est-elle un produit commercial ou un bien commun ? (Télérama)

      

     

1937 : la fin de l'innocence 1/2

Film documentaire de Heike Bittner (Allemagne, 2017)

Jeudi 14 décembre 2017 à 00h30 sur   Durée : 55 min  SHS 32

En 1937, alors que les relations entre les nations européennes se tendent et que la guerre civile fait rage en Espagne, rares sont ceux qui pressentent la catastrophe à venir. Quelques artistes, parmi lesquels Pablo Picasso et Ernest Hemingway, tentent de donner l'alerte au travers de leurs oeuvres. L'un peint «Guernica», fresque en forme de cri d'horreur contre la barbarie, tandis que l'autre réalise le film documentaire «Terre d'Espagne», en soutien aux républicains espagnols. De son côté, le jeune John Fitzgerald Kennedy, qui a séjourné trois mois dans l'Allemagne nazie, dénonce dans un mémoire de fin d'études l'aveuglement des grandes nations, qui conduira aux accords de Munich. (Télérama)  

 


1937 : la fin de l'innocence 2/2

Film documentaire de Heike Bittner (Allemagne, 2017)

Jeudi 14 décembre 2017 à 1h25 sur   Durée : 55 min  SHS 32

En 1937, Picasso, Hemingway et Kennedy séjournent à Paris, lors de l'Exposition universelle où les pavillons monumentaux de l'Allemagne nazie et de la Russie soviétique se font face. (Télérama)




Temps présent

Les djihadistes suisses sont parmi nous

Jeudi 14 décembre 2017 à 20h10 sur   Durée : 55 min  FG

La Suisse risque-t-elle un attentat terroriste ? La réponse est oui, très clairement. Le niveau de la menace est élevé même si le service de renseignement ne donne pas d’échelle de valeur. Mais tous les signaux sont au rouge : 600 personnes sont dans le collimateur du service de renseignement, susceptibles d’avoir des liens avec l’organisation Etat islamique. L’état de la radicalisation en Suisse est alarmant : 22 jeunes Helvètes sont déjà morts au nom de l’Etat islamique.

Un jeune d’Yverdon a été arrêté en France. Il est soupçonné de participer à une préparation d’attentat. Ce n’est pas le premier et il y en aura d’autres.

 Après l’affaire de plusieurs imams peu scrupuleux, l’univers des mosquées est en ébullition. Winterthour, Genève, Bienne, c’est toute la Suisse qui est touchée. Les inculpations se multiplient pour apologie du terrorisme ou appel au meurtre. Le service de renseignement est sur les dents, il surveille sur notre territoire 600 personnes susceptibles d’avoir des liens avec une organisation terroriste, dont 88 font l’objet d’une inculpation.

Temps présent dresse un état des lieux qui fait froid dans le dos. Le pays est amené à prendre davantage de mesures. Après les mesures sécuritaires de la Task Force fédérale, l’heure est à la prévention. La sécurité nationale vient de présenter son plan d’action. Il s’agit d’intervenir au cœur de nos quartiers avant qu’il ne soit trop tard.

Sans tomber dans la paranoïa, pour les experts, il ne s’agit plus de savoir si un attentat de type low cost va arriver en suisse, mais quand. (RTS)




Van Gogh

Film long-métrage de Maurice Pialat (France, 1991)

Vendredi 15 décembre 2017 à 22h40 sur   Durée : 150 min A34 AV

Au mois de mai 1890, Vincent Van Gogh s'installe à Auvers-sur-Oise, chez l'aubergiste Ravoux. Sur les recommandations de son frère Théo, Vincent demande au docteur Gachet de soigner ses migraines. Le médecin, amateur de toiles impressionnistes, s'intéresse au travail et à l'homme, bien qu'il comprenne mal le premier et pas du tout le second. La fille du praticien devient bientôt le modèle et la maîtresse du peintre. Cette liaison n'empêche pas Vincent de revoir ses amies parisiennes, et notamment Cathy, une prostituée. Au courant du mois de juillet, Vincent se rend à Paris. Là, il retrouve Théo, son frère, bien installé dans la vie. Les deux hommes, que tout oppose, ont une violente altercation...

Ce Van Gogh enivre, tourmente, apaise. Il vous tombe dessus sans prévenir, telle la trappe qui s'abat sur le pied de Mme Ravoux, la logeuse de l'artiste... Portrait tumultueux de l'artiste et possible autoportrait de Pialat (peintre dans sa jeunesse), l'œuvre évite toute vision lyrique de la création. Seul un plan fugitif enregistre le geste nerveux de l'homme sur la toile. Pour le reste, ce ne sont que des fragments bruts d'une existence gâchée, où le doute et le remords succèdent violemment aux moments d'enthousiasme. Pialat rejoint la peinture, mais avec son outil à lui, le cinéma. Aux torsions des toiles, il répond par des blocs de séquences entrechoqués. A la croisée du naturalisme et de l'impressionnisme, il laisse la part belle aux paysages, aux corps féminins, aux gens du peuple. Et, bien sûr, à Jacques Dutronc. Visage émacié, dos courbé, l'acteur fait de Van Gogh un homme tourmenté, absent, à contretemps. Un être qui meurt épuisé, sans bruit. (Télérama)

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