TV : émissions recommandées

Histoire vivante

Arabie saoudite, les liaisons dangereuses
Film documentaire de Claude Trinquesse (France, 2016)
Le 4.12.2016 à 21h10 sur Durée: 52 minutes
L’actualité diplomatique mondiale est dominée par la poudrière moyen-orientale : État islamique, conflit israélo-palestinien, impasse syrienne et crise nucléaire iranienne. L’Arabie saoudite est au centre de cette effervescence. Pourtant cette monarchie reste méconnue. Ce documentaire lève le voile sur son histoire, sa place si particulière dans l’islam, ses relations avec les États-Unis, la France et ses voisins chiites.

L’Arabie saoudite est l’un des pays les plus fermés du monde. Même la Corée du Nord délivre des visas de tourisme ; pas l’Arabie saoudite. Seuls les pèlerins et les hommes d’affaires sont autorisés à pénétrer dans le royaume. Les journalistes entrent au compte-gouttes. Ce documentaire est donc une exception : l’équipe a obtenu l’autorisation de tourner en Arabie saoudite, sous l’oeil du ministère de l’Information, mais sans restrictions quant au contenu du projet.

Le royaume fuit habituellement les questions qui fâchent. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’une d’elles revient en boucle : quel est le rôle de l’Arabie saoudite dans le développement des mouvements djihadistes et terroristes ? Principal allié des Occidentaux au Moyen-Orient, le royaume est aussi le berceau du wahhabisme, l’interprétation la plus rigoriste et la plus radicale de l’islam, dont se revendiquent aussi bien Al-Qaïda que l’État islamique.

L’Arabie saoudite joue-t-elle un double jeu ? Pour répondre à cette question, le film plonge dans l’histoire et dans les rouages de la société saoudienne. L’attitude de l’Arabie saoudite sur la scène internationale ne peut se comprendre que de l’intérieur. Comprendre le fonctionnement du pouvoir, la place de la religion et les failles nombreuses de son système.

Ce film donne les clés pour comprendre l’Arabie saoudite. Il rend tangible le quotidien des Saoudiens, dans l’une des sociétés les plus conservatrices au monde et va à la rencontre d’acteurs issus de milieux très divers : réformistes, opposants, membres de la société civile mais aussi ceux de la famille royale. Leur parole est d’autant plus précieuse qu’elle est rare. Le pays est traversé de contradictions, écrasé par le poids de la monarchie absolue. Plus que jamais, la famille royale veille à ce que l’ordre soit maintenu dans le royaume. Les temps sont troubles. L’économie saoudienne, sous pression. Plus de 30% des jeunes sont au chômage. Les affaires de succession sèment le doute sur la pérennité du régime et la situation régionale est explosive. Jamais l’Arabie saoudite n’a acheté autant d’armes à ses alliés français, américains ou britanniques. Jamais elle ne s’est autant inquiétée de ce qui se trame à ses frontières.

L’Irak, la Syrie, Bahreïn, l’Égypte et le Yémen, où pour la première fois, l’Arabie saoudite est entrée en guerre, à la tête d’une coalition internationale. C’est un tournant majeur pour le royaume qui s’abritait jusqu’ici sous le parapluie américain. Les États-Unis ont revu leur relation - trop encombrante - avec lui. L’Arabie saoudite est donc seule aujourd’hui face à son principal ennemi, l’Iran. Prête à tout pour réaffirmer son influence sur une région qui lui échappe… (RTS)

 

Au bout du tunnel

Film documentaire de Claude Stadelmann, Nicolas Chèvre (Suisse romande, 2016) - SHS 21
Le 4.12.2016 à 22h10 sur Durée: 75 minutes
Récit enjoué à la Plonk & Replonk des 31 ans d'aventure humaine, technique et scientifique de la Transjurane. Problèmes politiques, polémiques, écologiques, financement suspendu et difficultés géologiques. Rien n'aura épargné cette autoroute A16 ouverte à la circulation dès 2017. (RTS)




Retour sur une illusion

Film documentaire de Elena Hazanov, Claudio Recupero (Suisse romande, 2015)
Le 4.12.2016 à 23h30 sur Durée: 73 minutes
Rencontrer un couple ayant survécu au terrible régime de Pol Pot et filmer leur témoignage. Telle est l'expérience incroyable qu'ont vécue six lycéens suisses accompagnés des réalisateurs de ce film. De Bruxelles à Phnom Penh, ils recueillent l'histoire poignante d'une descente aux enfers dans les camps de rééducation khmers rouges. (RTS)




...Et pour quelques hectares de plus

Film documentaire de Nicolas Vescovacci (France, 2016) - SHS 31
Le 5.12.2016 à 20h45 sur Durée: 70 minutes
Avec 29 millions d'hectares de terres cultivables, la France est la première puissance agricole d'Europe. Mais cette superficie ne cesse de se réduire : chaque année, dans l'Hexagone, 60 000 hectares de terres agricoles sont transformées en hypermarchés, en stades de football, en immeubles de bureaux ou en parking. A ce rythme-là, deux millions d'hectares de ces terres auront disparu d'ici à 2050. Aux confins du Loiret, du département du Rhône et de la Vendée, Nicolas Vescovacci a sillonné la France pendant six mois à la rencontre de ceux qui grignotent la France des territoires. (Télérama)




Einstein 51

Le 07.12.2016 à 13h40 sur Durée: 27 minutes
Nous sommes tous sous surveillance - Le père des sciences modernes - Attention ! Ligne électrique à 50 mètres - L'électricité du désert (RTS)




L'Oreille des kids

L'hydroélectricité - SHS 21
Le 07.12.2016 à 14h05 sur Durée: 12 minutes
Comment un barrage peut-il fabriquer de l'électricité? Pourquoi n'y a-t-il des barrages qu'en montagne et pas dans les vallées? Pour tout savoir sur l'hydroélectricité, Chris accompagné de Guillaume du Scienscope se sont rendus en Valais pour tourner cet épisode au sommet du plus haut barrage du monde : La Grande-Dixence. (RTS)

 

La guerre est déclarée

Film long métrage de Valérie Donzelli (France, 2011)
Le 7.12.2016 à 21h00 sur Durée: 100 minutes
Roméo rencontre Juliette, leurs prénoms les prédestinent et leur amour naît et croît dans Paris la belle. Il y a une voix off, des couleurs qui pètent, de la musique variée (punk, classique, yé-yé), une impression formidable d'ultra-contemporanéité. Débute le cauchemar de tous les nouveaux parents, puisque, entre-temps, ils ont donné naissance à Adam. Adam est malade, et c'est sérieux : une tumeur au cerveau. A la certitude absolue du bonheur se substitue l'affreux principe d'incertitude : suspense terrifiant des diagnostics, des résultats de scanners ou de biopsies.

Le film est le récit méthodique du combat mené contre la maladie, contre le sort, et contre la mort. Comment l'énergie positive assimilée dans le prologue joyeux, comment les fondations solaires de l'union entre les deux personnages vont irriguer l'épreuve, servir de rempart et d'arme de destruction du malheur. C'est une longue épreuve que traversent les protagonistes, transformée aujourd'hui en geste créatif, catharsis pour eux — puisque le film est directement autobiographique —, exorcisme pour le spectateur. (Télérama)



Body, le corps du frère

Film long métrage de Valérie Donzelli (France, 2011)
Le 7.12.2016 à 21h00 sur Durée: 90 minutes
Ex-culturiste, David Nicolas Parel a décidé de filmer son petit frère Gary, devenu bodybuilder à son tour. Il suit sa préparation acharnée à l'Arnold Classic, une compétition amateur qui rend hommage à la musculature de Schwarzy. « L'accompagner dans son périple était pour moi une tentative de rapprochement », explique-t-il d'emblée en voix off, évoquant leurs rapports compliqués.

La tension entre les deux frères est certes omniprésente, mais cette immersion sensible dans le milieu du culturisme dépasse largement la quête intime. Dans la salle de training ou sur scène, la caméra capte l'étonnant langage corporel propre à la discipline, les poses millimétrées qui font saillir les muscles idoines. Le film regorge de plans serrés des bodybuildeurs dans l'effort, aussi douloureux que captivants. Pourquoi tant de souffrance ? C'est l'une des questions centrales du film. Recherche d'un contrôle total du corps, addiction à la compétition, besoin effréné de prouver ses aptitudes et sa ténacité... Chacun évoque ses raisons. Les témoignages à coeur ouvert et les échanges entre ­athlètes dévoilent la richesse des problématiques soulevées par ce sport : l'absurdité et la violence des concours, le regard de la ­société et la féminité des bodybuildeuses, la difficile gestion des relations amoureuses, les exigences insensées, la diète, l'inévitable épuisement, la démotivation... jusqu'à la mise en péril de leur santé. (Télérama)

 


Temps présent

Emplois frontaliers, les Suisses d'abord ! / Ma maison, du rêve au cauchemar
Le 8.12.2016 à 20h10 sur Durée: 57 minutes
Genève, qui occupe le haut du tableau du chômage, a introduit une directive qui prône la préférence cantonale à l’emploi, une première nationale. En clair, tout employeur du secteur public et subventionné doit favoriser les chômeurs locaux, une mesure ressentie par certains comme "anti-frontalière”. L’idée fait des émules, par exemple dans le Canton du Jura, et elle pourrait devenir la norme fédérale, dans le fil de la votation du 9 février 2014 contre l’immigration de masse. Mais comment ça marche en pratique? 

C’est sous l’égide du conseiller d’Etat MCG Mauro Poggia qu’est émise, en 2014, une directive prônant la préférence cantonale à l’emploi. Désormais, tout employeur des secteurs parapublics et subventionnés doit proposer en priorité ses postes vacants à l’Office cantonal de l’emploi (OCE), autrement dit aux chômeurs locaux. « La Plaine », le dernier-né des EMS cantonaux, vient ainsi d’engager un tiers de son personnel via l’OCE. L’Office a d’ailleurs partiellement réformé ses structures pour favoriser le placement des chômeurs locaux. Une brigade de choc, composée de huit conseillers en recrutement, travaille à la mise en contact rapide et ciblée entre demandeurs d’emploi et recruteurs. Le procédé est unique en Suisse. Seulement voilà, il est aussi controversé. Certains accusent même l’Etat de se livrer à une forme de chantage pour imposer l’application de sa directive. En clair : « Si tu n’engages pas mes chômeurs indigènes, je te retire une partie de tes subventions ! »

Côté français, on s’insurge contre une mesure qualifiée d’« anti-frontaliers ». Michel Charrat, président du Groupement transfrontalier, rappelle que Genève compte quelques 100.000 travailleurs français, une manne de plus de 600 millions de francs pour le canton ! Pour lui, les frontaliers ne prennent pas le gagne-pain des Genevois. Au contraire, ils participent à l’essor économique de la région.

Par sa directive, Genève a ouvert une brèche. Depuis deux ans, plusieurs cantons sont tentés par l’expérience. Dans le Jura, par exemple, quelques élus pressent leur gouvernement de s’inspirer du modèle genevois. Et ils s’attaquent au problème par le petit bout de la lorgnette en fustigeant les 19 employés français de l’administration cantonale jurassienne, qui ne représentent que 1% de l’ensemble du personnel de l’Etat.

La directive genevoise fera-t-elle boule de neige ? Répond-elle au bon sens ou est-ce une mesure xénophobe ? La question va devenir nationale, avec la mise en application de la votation du 9 février 2014.

Ma maison, du rêve au cauchemar

Devenir propriétaire, c’est le rêve de chacun. Et décider de construire sa maison, c’est une aventure, et pas des moindres. Soutenue par une bonne conjoncture économique, la construction se porte bien en Suisse. Mais la qualité des constructions est en baisse selon les spécialistes. Les entrepreneurs ne sont pas toujours à la hauteur, voire carrément incompétents. Trois familles racontent leur désarroi alors qu’elles pensaient construire leur nid pour un avenir douillet.

C’est l’histoire d’un couple de jeunes femmes de Siviriez (FR), qui ne désirait travailler qu’avec des entreprises locales pour un projet qu’elles avaient dessiné de leurs propres mains. Hélas, l’histoire tourne mal: un trou dans la toiture plate et le rêve vire au cauchemar. Sonia en est tombée malade.

Toujours dans le canton de Fribourg, un jeune couple d’ingénieurs se fait lui aussi prendre au piège avec une entreprise générale plus que douteuse, qui disparaît en cours de chantier. Il faudra l’aide de leur papa de 70 ans et le recours à de nouvelles entreprises pour finir la maison. Le tout avec un dépassement de budget conséquent bien entendu…

Il y a aussi ce projet à Echallens (VD), un beau projet sur le papier, qu’on surnomme le "Palais des Glaces”. Mais les propriétaires de cette PPE n’en reviennent pas. Le chantier, pourtant mené par le leader suisse de la construction, ne tient pas ses promesses et une bataille entre avocats doit s’engager. 

La Fédération Fribourgeoise des Entreprises, qui a commandé une étude sur la qualité des constructions en Suisse, le confirme: la qualité générale et le savoir-faire sont en baisse régulière. (RTS)


Bookmark and Share

Recherche

Recherche dans les ressources